
Le pouvoir a été trop vertical, l’Assemblée nationale n’a pas été assez écoutée, admet Yaël Braun-Pivet
Invitée des « 4V » le 7 mai, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a reconnu des « points de désaccord » avec le parti Renaissance, sa famille politique, tout en déplorant des décisions jugées « parfois catastrophiques ». Elle a déclaré : « Sur le plan de la méthode, nous n’avons pas bien géré les choses. »
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions au sein du parti présidentiel, notamment après l’annonce par Élisabeth Borne de son départ des instances de Renaissance, en désaccord avec la ligne actuelle dirigée par Gabriel Attal. Braun-Pivet a exprimé ses regrets concernant le manque de lien avec les citoyens, notant : « Nous n’avons pas bien réussi à faire vivre la démocratie avec nos concitoyens : pas de référendum, pas de consultation. Je trouve que c’est extrêmement regrettable. »
Elle a mis en lumière un échec « collectif » et a souligné que le pouvoir a été trop vertical, ce qui a conduit à une insuffisante écoute de l’Assemblée nationale. Braun-Pivet a insisté sur la nécessité de reconnaître ces erreurs pour proposer d’autres solutions.
Concernant l’avenir, elle a appelé à une meilleure concertation entre le Parlement, les collectivités locales et les citoyens, affirmant que les décisions ne devraient pas reposer sur une seule personne, mais être partagées.
La présidente a également évoqué la nécessité de revoir les règles de fonctionnement des commissions d’enquête à l’Assemblée nationale, en réponse à des critiques sur leur efficacité.
Ces propos soulignent une volonté de réforme et de rétablissement d’un équilibre dans la gouvernance, face à des critiques croissantes sur le fonctionnement actuel de l’exécutif.
(Source : Franceinfo)




