Violences sexuelles : un animateur d’une école maternelle parisienne écroué

Violences sexuelles : un animateur d’une école maternelle parisienne écroué

Un animateur d’une vingtaine d’années, intervenant dans une école maternelle de Paris, a été mis en examen pour des « gestes de nature sexuelle » sur trois enfants et placé en détention provisoire fin avril, selon le parquet de Paris. Cet animateur, né en 2005, travaillait à l’école maternelle Servan, située dans le 11e arrondissement.

L’enquête a été ouverte suite à une plainte déposée en novembre 2025 par la mère d’une élève. Le parquet a confié l’affaire à la Brigade de protection des mineurs (BPM) de la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. L’animateur, identifié par le récit de l’enfant, avait été suspendu par son employeur après la plainte initiale.

En janvier 2026, de nouveaux témoignages ont évoqué deux autres victimes, des faits pouvant avoir été commis à l’automne 2025. Le parquet a précisé que les déclarations des employés ont permis d’identifier le même animateur, et six d’entre eux ont été entendus par la BPM. Le suspect a été interpellé le 28 avril et a été déféré deux jours plus tard devant le juge d’instruction, qui a décidé de sa mise en examen.

Le secteur périscolaire parisien est actuellement touché par une crise liée à des révélations de violences sexuelles. Depuis le début de l’année 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs. Ces chiffres soulignent un caractère « systémique », selon Emmanuel Grégoire, le nouveau maire socialiste de Paris.

Un premier procès depuis le début du scandale s’est tenu le 5 mai, où une peine de dix-huit mois de prison avec sursis a été requise contre un animateur de 47 ans, jugé pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes et agression sexuelle sur trois d’entre elles. La décision sera rendue le 16 juin.

Le maire de Paris a annoncé un plan d’action de 20 millions d’euros pour le périscolaire, qualifiant cette question de « priorité absolue ». Ce plan comprend une simplification de la chaîne de signalement et la création d’une cellule d’écoute dédiée, visant à garantir une « transparence totale » pour les familles. Une intersyndicale a appelé à la grève jusqu’au 22 mai, dénonçant la « politique de répression » de la municipalité, notamment la suspension automatique de tout agent au moindre signalement.

(Source : La Croix)

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire