
Je suis payée pour être votre amie : voici combien me rapporte cette activité
« Au départ, je pensais que ça ne fonctionnerait pas. » Clara*, 29 ans, propose depuis plusieurs années un service atypique : écouter, conseiller et accompagner des inconnus en difficulté. Né pendant le confinement, ce service attire une clientèle en quête d’écoute rapide et sans jugement.
Installée dans le sud de la France, Clara suit un parcours en psychologie et sciences de l’éducation, avec l’objectif de devenir professeure des écoles. C’est pendant le confinement, à la recherche d’un complément de revenus, qu’elle découvre la plateforme de services ComeUp. Sous le pseudonyme Septentriona, elle commence par proposer des services d’écriture, avant d’élargir son offre à l’écoute-conseil, constatant une forte demande.
Une séance dure entre une heure et une heure et demie, et le client choisit le mode de communication : téléphone, visioconférence ou messages écrits. Les hommes consultent souvent après une rupture, tandis que les femmes se tournent vers elle pour des questions professionnelles. Clara refuse d’aborder des sujets trop intimes ou déplacés, précisant que son service est destiné à aider, et non à servir de défouloir.
Sur le plan financier, elle facturait initialement 5 euros de l’heure, dont elle percevait 4 euros après la commission de 20% de la plateforme. Aujourd’hui, le tarif minimal est de 15 euros pour 60 minutes, avec des options supplémentaires. Ses meilleurs mois, pendant la période 2020-2021, lui rapportaient environ 50 euros, mais ses revenus sont désormais « anecdotiques », de l’ordre de quelques euros tous les deux ou trois mois.
Cette activité, qu’elle exerçait à raison de deux à trois heures par semaine, n’a jamais été pensée comme une source principale de revenus. Clara prévoit de devenir professeure des écoles en septembre 2026, mais souhaite conserver son activité occasionnelle pour le contact humain qu’elle lui apporte.
Source : Le Figaro




