Vroncourt-la-Côte : Une famille piégée par un logement insalubre

Les membres d’une famille vivant à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne) pensaient louer la maison du bonheur, mais elle se révèle être une bâtisse insalubre et dangereuse. Le propriétaire ne répond pas.

Désemparé, Ludovic Langlois, locataire depuis la fin décembre 2025, fait face à une situation insupportable. Les tuyaux fuient, l’escalier est précaire, les fils électriques sont dénudés, et l’humidité envahit le logement, entraînant des moisissures sur les murs. La famille a passé l’hiver sans chauffage ni réfrigérateur, perdant deux radiateurs d’appoint et un sèche-linge, tandis qu’une prise électrique a pris feu. Cette désolation n’était pas visible sur les photographies Facebook qui les ont poussés à louer sans visiter.

Vroncourt-la-Côte, un village de seulement 27 habitants, abrite cette maison qualifiée d’habitat indigne. Située rue de l’Église, elle est décrite par Ludovic Langlois comme ayant « toute l’électricité raffistolée » et des portes modifiées. Le locataire, inquiet pour la santé de sa famille, regrette sa confiance envers des propriétaires qui semblaient sympathiques au téléphone.

Des signalements ont été effectués auprès de la direction départementale des territoires (DDT) de la Haute-Marne, chargée de veiller à la qualité de l’offre de logement et de lutter contre l’habitat indigne. Cependant, l’Agence départementale pour l’information sur le logement (Adil) n’existe pas en Haute-Marne, nécessitant un déplacement à Dijon pour les conseils nécessaires.

Un constat d’insalubrité a été effectué, mais aucun classement n’a encore été établi. Les propriétaires, ayant effectué des travaux antérieurs sans professionnels, restent injoignables. De plus, des messages vocaux du propriétaire évoquent des décès sur les lieux, ajoutant une dimension troublante à la situation.

Gisèle Ladier, la maire de Vroncourt-la-Côte, a exprimé son incompréhension face à la location de maisons dans un état aussi déplorable, indiquant qu’elle avait prévenu les potentiels locataires de la nécessité d’effectuer des travaux.

Les Langlois, n’ayant pas reçu ces conseils, espèrent un relogement rapide. Selon la fondation pour le Logement des défavorisés, on estime qu’il y a jusqu’à 600 000 logements indignes en France.

Source : France 3 Champagne-Ardenne

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