Vols au départ de Tours et Châteauroux : la hausse du kérosène va-t-elle perturber les départs en vacances ?

Vols au départ de Tours et Châteauroux : la hausse du kérosène va-t-elle perturber les départs en vacances ?

Face à la flambée des prix du kérosène, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, plusieurs compagnies aériennes comme Transavia ou Air Transat ont annoncé l’annulation de certains de leurs vols. Mais qu’en est-il dans les aéroports de la région Centre-Val de Loire ?

À Tours (Indre-et-Loire), le directeur de l’aéroport, Louis Chaumont, se veut rassurant : « Pas d’inquiétude. Aucun vol n’a été supprimé ni ne doit être annulé à ce stade. » La majorité du trafic est assuré par Ryanair, qui, selon lui, n’a pris aucune mesure de réduction. Cependant, il reconnaît une hausse significative du prix du pétrole, ce qui pourrait inquiéter les passagers. « Les compagnies aériennes anticipent ces fluctuations grâce à des mécanismes de couverture carburant. Elles achètent à l’avance des volumes à des prix négociés, ce qui leur permet d’amortir les hausses », explique-t-il.

L’impact sur les billets reste donc limité, surtout pour les vols courts. Le carburant représente « environ 30 à 40 % du prix d’un billet », mais cette part est plus importante pour les longs courriers. « Les vols moyen et court-courriers sont donc moins exposés », précise le directeur. À Tours, la destination la plus lointaine est Marrakech, qui n’est pas considérée comme un long-courrier.

Concernant l’approvisionnement, Louis Chaumont indique : « Il n’y a pas de pénurie. Nos cuves sont pleines et nous recevons deux à trois livraisons par semaine. » L’aéroport de Tours maintient un taux de remplissage d’environ 90 %, et une nouvelle liaison vers Dublin devrait être lancée début juin.

À Châteauroux (Indre), la situation est similaire. Le directeur, Didier Lefresne, affirme que « l’approvisionnement est maîtrisé et aucune pénurie n’est à craindre. » Il souligne qu’il n’y a pas d’impact sur l’activité, « nous ne constatons aucune conséquence à ce stade. » Bien que l’aéroport soit principalement spécialisé dans le fret aérien, il accueille également des vols passagers, dont certains moyens et longs courriers organisés à la demande. Des ajustements sont néanmoins observés : « Pour un vol vers le Monténégro, la compagnie a demandé une contribution supplémentaire de 20 euros par passager afin de compenser la hausse du carburant. »

À l’échelle internationale, plusieurs compagnies ont déjà réduit leur programme. Selon l’AFP, Air Transat a diminué de 6 % ses vols entre mai et octobre, tandis qu’Air Asia X a annoncé des suppressions de lignes. En France, les effets demeurent pour l’heure limités, avec le groupe Air France-KLM évoquant des annulations de 2 % pour Transavia sur les mois de mai et juin.

Le gouvernement prévoit une réunion le 6 mai avec les acteurs du secteur pour faire le point sur « les volumes, les prix, les politiques d’annulation, le respect et la protection des consommateurs », selon le ministère des Transports.

Source : AFP

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