Tanzanie: une coalition de petits partis voit le jour pour relancer le débat constitutionnel

Tanzanie : Une coalition de petits partis d’opposition relance le débat constitutionnel

Le 26 avril 2026, une douzaine de petits partis d’opposition tanzaniens ont annoncé la formation d’une coalition visant à relancer le processus de réforme constitutionnelle, engagé en 2011 mais bloqué depuis plus de dix ans. Ce processus inclut une réforme destinée à limiter les pouvoirs du président. Ces partis, peu visibles sur la scène politique, cherchent à se faire entendre sur un sujet devenu central après les violences survenues en 2025. Toutefois, cette initiative est limitée par l’absence des deux principaux partis, Chadema et ACT-Wazalendo.

Chadema et ACT-Wazalendo n’ont pas rejoint la coalition, en raison de conditions préalables. Chadema exige la libération de son président Tundu Lissu et d’autres responsables, ainsi que des réformes de la commission électorale. ACT-Wazalendo, quant à lui, reste plus en retrait.

Les partis constituant cette coalition, tels que le DP, le NLD et l’UDP, appellent à une adoption rapide d’une nouvelle Constitution. Ils s’appuient sur les recommandations d’une commission relative aux violences de 2025, qui préconise de finaliser la réforme dans un délai de deux ans. Ces partis estiment que la réforme est nécessaire pour mieux équilibrer le pouvoir entre les institutions. Cependant, des questions subsistent quant à la manière de procéder : faut-il reprendre le processus là où il s’est arrêté en 2015 ou bien repartir de zéro ?

Un consensus semble se dessiner sur la nécessité d’une réforme constitutionnelle. Néanmoins, contrairement à 2014, lorsque les principaux partis d’opposition avaient uni leurs forces au sein de la coalition Ukawa, cette nouvelle alliance se constitue sans ses figures majeures.

Certains observateurs remettent en question la crédibilité de cette initiative, suggérant que ces partis pourraient avoir des liens avec le pouvoir. L’expert Thomas Kibwana souligne qu’il est injuste de discréditer ces petits partis simplement parce qu’ils n’adoptent pas de positions radicales. Selon lui, leur visibilité actuelle dans le débat public représente un changement notable dans le paysage politique tanzanien.

Source : RFI

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