
Un programme pour sauver les reptiles endémiques de Guadeloupe
Pour observer la couresse des Saintes (Alsophis sanctonum), une couleuvre endémique et non venimeuse, il est nécessaire de gravir les pentes escarpées du Chameau, point culminant de l’archipel des Saintes, à 300 mètres d’altitude. Cette espèce réside dans une forêt sèche protégée de Guadeloupe, rendant son observation délicate. Des pièges photographiques, récemment installés par des scientifiques sur les flancs de cette colline de Terre-de-Haut, permettent de suivre les passages des animaux, notamment des reptiles qui habitent cette forêt xérophile.
En 2022, lors d’une étude sur l’état des reptiles endémiques et des vertébrés, seulement dix couresses ont été observées en près de onze heures de prospection. Ce travail a révélé que parmi les reptiles, un groupe particulièrement menacé dans l’archipel, « la moitié des espèces présentant un risque d’extinction vivent sur les îles des Saintes ».
La protection de ces reptiles est cruciale, car ils jouent un rôle essentiel dans l’écosystème local. Les efforts de conservation doivent se poursuivre pour préserver cette biodiversité unique.
Source : Le Monde



