
Un homme condamné à un an de prison pour vol ciblant des personnes âgées
Un homme de 26 ans a été jugé le 12 mai 2026 pour une série de vols, d’escroqueries et d’outrages à agents de police, se trouvant en état de récidive légale. Incarcéré depuis la fin de sa garde à vue le 6 février, il devait initialement purger plusieurs peines d’emprisonnement jusqu’en février 2029. Lors de son procès, il a exprimé des remords, déclarant : « Je me dégoûte tout à fait d’avoir fait ça. J’étais sous l’emprise de l’héroïne. »
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Le prévenu, dont le casier judiciaire comporte 14 mentions, a comparu par visioconférence depuis le centre pénitentiaire de Caen-Ifs, sans avocat.
Des victimes ciblées
L’individu a été reconnu coupable d’escroquerie le 16 août 2025 pour avoir utilisé une carte bancaire qu’il prétendait avoir trouvée pour acheter des cigarettes. Entre le 21 et le 31 janvier 2026, il a commis plusieurs vols à Lisieux, ciblant principalement des personnes vulnérables. Il demandait à ses victimes de lui faire de la monnaie sur un billet de 50 €, sans qu’elles n’en voient jamais la couleur. Interrogé sur son choix de victimes, il a répondu : « C’était plus des personnes âgées que des personnes jeunes. »
Le 21 janvier, il a agressé une femme sortant d’une banque, lui prenant son argent et sa carte bancaire après l’avoir bousculée. Cette dernière a souffert d’une anxiété réactionnelle, nécessitant un jour d’interruption de travail.
Le 27 janvier, il a de nouveau attaqué une victime près d’une banque, lui dérobant 60 euros. Trois jours plus tard, il a agressé un policier retraité de 78 ans en lui demandant de lui faire de la monnaie, avant de lui arracher son argent et de s’enfuir.
Un parcours criminel
Le prévenu a été identifié par ses victimes grâce à des photos présentées lors de l’enquête. Il a été arrêté le 4 février chez une amie, où il se cachait sous une couette. Lors de son interpellation, il a insulté les policiers, reprochant leur comportement envers sa compagne.
Sanctions et réparations
Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de travail et de soins en addictologie, ainsi que d’une interdiction de port d’arme pendant 5 ans. Il devra également verser des indemnités à ses victimes, totalisant 150 €, 160 € et 150 € respectivement, ainsi que 300 € et 400 € à deux policiers, et 800 € en vertu de l’article 475-1 du code de procédure pénale. En outre, il est condamné à effectuer 70 heures de travail d’intérêt général dans un délai de 18 mois.
Source : Rédaction Le Pays d’Auge, publié le 17 mai 2026.






