
Un mauvais élève peut-il donner son nom à une classe ?
Un collège de Valenciennes a récemment dû accueillir un nombre accru d’élèves suite à la fermeture d’un autre établissement. Le collège Eisen, qui comptait auparavant 450 élèves, a vu son effectif grimper à 700, nécessitant ainsi la création de nouvelles classes. Dans ce contexte, la principale du collège, Corinne Hennotelle, a décidé d’honorer l’auteur Grégoire Delacourt en attribuant son nom à l’une des nouvelles classes.
Cette décision fait suite à une visite de l’auteur au sein de l’établissement, où il a interagi avec 150 collégiens, partageant avec eux des discussions sur les livres, l’écriture et des questions personnelles. Hennotelle a souligné l’importance de donner et de partager, une valeur qu’elle estime essentielle pour les habitants du Nord de la France.
Delacourt, qui se décrit comme un ancien élève peu assidu, a exprimé sa surprise et son honneur à voir son nom associé à une classe, aux côtés d’autres figures littéraires. Cette initiative soulève des questions sur la reconnaissance des contributions culturelles et éducatives, même celles des individus qui n’ont pas toujours été des élèves modèles.
Cette situation met en lumière le lien entre la culture et l’éducation, et comment les personnalités publiques peuvent inspirer les jeunes générations, même si leur parcours scolaire a été tumultueux.
Source : La Croix





