Origine, transmission, symptômes : ce que l’on sait de l’hantavirus qui a fait trois morts sur un navire de croisière
Un foyer d’infection à hantavirus a été détecté à bord du navire de croisière « MV Hondius », reliant Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert. Selon les autorités sanitaires, trois passagers ont perdu la vie et cinq autres cas sont suspectés. Le navire a été refusé au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, où la croisière devait se terminer. Cinq ressortissants français se trouvent également à bord.
Les hantavirus sont des virus transmis principalement par des rongeurs sauvages, notamment des souris et des rats, via leur salive, urine et excréments. L’infection chez l’homme peut survenir suite à une morsure, un contact direct avec ces animaux ou par inhalation de poussières contaminées. L’Institut Pasteur précise que la transmission interhumaine de l’hantavirus est rare, excepté pour le virus Andes en Argentine, qui est le seul à avoir montré une transmission limitée entre humains.
Lorsqu’ils infectent les humains, les hantavirus peuvent causer des maladies graves, dont le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR). Les symptômes initiaux ressemblent à ceux de la grippe, avec fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. Selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), 38% des personnes présentant des symptômes respiratoires liés au hantavirus peuvent décéder de la maladie. Environ 200 cas de SPH sont recensés chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud.
La prévention repose sur la limitation des contacts avec les rongeurs et leurs excrétions. Les experts recommandent de porter des masques et des gants lors de travaux en milieu rural ou en forêt. Il n’existe pas de traitement spécifique contre les hantavirus ; les soins se concentrent sur la gestion des symptômes, avec une mortalité inférieure à 1% dans les cas traités en milieu hospitalier.
Source : ICI.






