
Revue de presse du 7 mai 2026
Aides publiques à STMicro : une subvention controversée
L’État français a accordé une subvention de 2,9 milliards d’euros pour l’extension de l’usine de semi-conducteurs de STMicroelectronics à Crolles, en partenariat avec GlobalFoundries. Cette aide, la plus importante d’un total de 8,7 milliards d’euros destinés à la filière des puces, a été critiquée par la Cour des comptes. Le rapport souligne des garanties insuffisantes de GlobalFoundries, qui semble avoir abandonné le projet, ainsi qu’un manque de conditions attachées à ces subventions, qui profitent principalement à un petit nombre d’acteurs. Bpifrance, actionnaire de STMicro, et le fonds émirati Mubadala sont également impliqués dans cette affaire.
Table des matières
Carrefour et les territoires occupés
Le groupe Carrefour est sous le feu des critiques pour son implantation dans des colonies illégales en Cisjordanie. Malgré le contexte de violence à Gaza et les abus subis par la population palestinienne, Carrefour continue d’opérer dans les territoires occupés, où deux supermarchés franchisés israéliens affichent le logo du groupe français. Un autre franchisé gère une plateforme de livraison pour ces colonies. Carrefour a récemment ouvert ses premiers hypermarchés en Israël.
Député Bolloré et la commission d’enquête
La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public a publié un rapport à charge rédigé par le député Charles Alloncle, soutenu par les médias Bolloré. Ce dernier fait face à une plainte pour prise illégale d’intérêts. Parallèlement, Lagardère News, propriété d’un milliardaire d’extrême droite, est accusé de trafic d’influence actif, suite à l’envoi de questions hostiles à l’audiovisuel public aux membres de la commission.
LVMH et la déforestation
Une filiale de LVMH, Nuti Ivo Group, est accusée de se fournir en cuir auprès d’entreprises paraguayennes liées à la déforestation. En réponse, son dirigeant mène une campagne d’influence à Bruxelles pour assouplir les réglementations européennes sur les importations de produits liés à la déforestation. LVMH dément toute implication dans cette campagne.
Actionnaires de BP et le backlash anti-écolo
Lors de son assemblée générale fin avril, BP a annoncé une augmentation de ses investissements dans les énergies fossiles, en opposition à ses homologues européens. Cette décision a suscité des réactions négatives parmi les actionnaires, qui ont voté contre une résolution visant à abandonner les engagements de transparence climatique de la compagnie. La question demeure de savoir si la démocratie actionnariale pourra freiner les reculs écologiques.
Sources : Cour des comptes, Plateforme Palestine, Le Monde, Politico.





