Rénovation et construction d’écoles : Les circonscriptions de la CAQ avantagées, selon Nadeau-Dubois
(Québec) Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) priorise les circonscriptions caquistes en matière d’investissements pour la construction et la rénovation d’écoles, selon Gabriel Nadeau-Dubois, député de Québec solidaire (QS). Ce dernier a présenté les résultats de son enquête intitulée « Le bon parti, les belles écoles ? », basée sur 76 demandes d’accès à l’information.
Nadeau-Dubois affirme que les circonscriptions de la CAQ ont reçu une part disproportionnée des projets et des financements du Plan québécois des infrastructures (PQI) depuis 2018. En effet, alors que la CAQ détenait environ 64 % des sièges à l’Assemblée nationale, ses circonscriptions ont bénéficié de 72 % des projets et 75 % des investissements totaux en infrastructures scolaires.
Il a également observé que les circonscriptions de la CAQ sont celles où les écoles sont, en moyenne, les moins vétustes (17 %), les plus jeunes (55 ans) et les plus favorisées (rang moyen de 5,2) au Québec. En revanche, les comtés détenus par QS n’ont obtenu que 4,2 % des projets et 1,6 % des investissements, malgré un poids politique de 8 %.
De plus, 75 % des investissements du PQI en infrastructures scolaires ont été réalisés durant les deux premières années du gouvernement caquiste (2019 et 2020). Nadeau-Dubois souligne que cette stratégie de « coupage de rubans » en début de mandat permet au gouvernement de gagner en visibilité avant les élections.
Il a exprimé ses préoccupations concernant le manque de transparence et d’équité dans le processus d’attribution des investissements. « Tous les enfants méritent de belles écoles, peu importe la couleur du député local. L’argent devrait aller là où les besoins sont les plus grands », a-t-il déclaré.
Pour remédier à cette situation, le député de Gouin propose de rendre le processus d’approbation des projets d’infrastructures scolaires plus transparent et équitable, en établissant des critères d’évaluation clairs et en rendant publics les motifs d’approbation ou de refus des projets.
En réponse, le cabinet de la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, a rejeté les conclusions de Nadeau-Dubois, affirmant que l’analyse des projets ne se fait pas en fonction des circonscriptions, mais selon les besoins des élèves. Le cabinet a également noté qu’il y a eu une augmentation de 100 000 enfants à scolariser au Québec depuis 2018.
De son côté, le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras, a exprimé des inquiétudes concernant les observations de Nadeau-Dubois, soulignant que 53 % des écoles sont en mauvais état et appelant à un plan à long terme pour l’éducation au Québec.
Source : La Presse Canadienne










