Syrie : l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec Damas, les réfugiés en toile de fond
L’Union européenne (UE) s’engage à renforcer ses relations avec la Syrie, mise à mal par plus de quinze ans de guerre civile. Selon un responsable de l’UE à Bruxelles, la situation sur le terrain est « effroyable », avec environ 13 millions de Syriens, soit près de la moitié de la population, nécessitant une aide alimentaire. En janvier, l’UE a annoncé une aide financière de 620 millions d’euros pour la période 2026-2027, soulignant la nécessité d’une stabilité dans le pays, comme l’a exprimé un diplomate de l’UE.
La reprise des échanges économiques
L’UE a promis de « tout faire » pour soutenir la reconstruction de la Syrie. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a récemment rencontré le dirigeant syrien Ahmad al-Chareh à Damas. Les discussions portent sur la réactivation d’un accord de coopération suspendu en 2011 en raison des violations des droits humains par le régime de Bachar al-Assad. Avant cette suspension, les échanges commerciaux entre la Syrie et l’UE atteignaient environ 7 milliards d’euros. En 2023, les importations de l’UE en provenance de Syrie ont chuté à 103 millions d’euros, tandis que les exportations se sont élevées à 265 millions d’euros.
L’UE envisage également de négocier un accord d’association plus ambitieux, comme ceux conclus avec d’autres pays de la région, mais ces discussions pourraient prendre du temps. En attendant, l’UE prévoit de faciliter l’accès au financement pour les Syriens et d’apporter un soutien aux agriculteurs, notamment par la fourniture de pompes d’irrigation. Un accord dans le domaine de la santé est également en préparation pour la réhabilitation d’un hôpital clé dans la région de Homs.
Les enjeux liés aux flux migratoires
Le retour à la stabilité en Syrie est également une préoccupation pour certains États membres de l’UE, qui accueillent de nombreux réfugiés syriens. Environ un million de Syriens se sont réfugiés en Allemagne, où le chancelier Friedrich Merz a exprimé son souhait que 80 % de ces réfugiés rentrent chez eux dans les trois prochaines années, en précisant que cela correspondait également aux souhaits du président al-Chareh. Au Danemark, les autorités affichent une volonté similaire d’encourager le retour des Syriens dans leur pays.
Source : Union européenne, rapports officiels










