Guerre en Ukraine : la Russie frappe Kiev avec les redoutés missiles hypersoniques Orechnik
La Russie a infligé dimanche à la région de Kiev, capitale de l’Ukraine, l’un des bombardements les plus intenses depuis le début de la guerre il y a plus de quatre ans, utilisant des missiles balistiques hypersoniques de type Orechnik, capables de porter des charges nucléaires. Ce bombardement, qui a duré plusieurs heures, a causé la mort de quatre personnes et fait plus de 80 blessés, selon les autorités ukrainiennes. De nombreux immeubles résidentiels et plusieurs écoles ont également été endommagés.
« Ce fut une nuit terrible pour Kiev », a déclaré le maire de la ville, Vitali Klitschko, sur Telegram. Il a précisé que les secouristes étaient engagés dans l’extinction des incendies et le déblaiement des débris, tandis que le personnel médical s’occupait des victimes. Deux des morts étaient survenus dans la capitale, tandis que 69 autres personnes ont été blessées lors des frappes.
De nombreux habitants ont cherché refuge dans les stations de métro de la ville. Nataliia Zvarych, 62 ans, a raconté sa fuite vers la station de métro locale au moment où les explosions secouaient la ville, décrivant la situation comme « terrifiante ».
Dans la région de Kiev, deux autres personnes ont été tuées et neuf blessées lors d’attaques distinctes, a indiqué le gouverneur régional Mykola Kalashnyk. Par ailleurs, un drone s’est écrasé sur un immeuble à Tcherkassy, blessant onze personnes, selon la Première ministre ukrainienne, Ioulia Svyrydenko.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que la Russie avait lancé 600 drones et 90 missiles sur la région de Kiev, y compris des missiles Orechnik, réputés impossibles à intercepter en raison de leur vitesse, plus de dix fois supérieure à celle du son. Avant cette attaque, la Russie avait déjà utilisé l’Orechnik à deux reprises, la première fois en novembre 2024 contre une usine militaire en Ukraine, et la seconde en janvier 2026 dans la région de Lviv.
Les dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron et la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas, ont condamné ces attaques. Macron a déclaré que l’utilisation du missile Orechnik était une preuve de l’impasse de la guerre d’agression de la Russie et a réaffirmé la détermination de la France à soutenir l’Ukraine.
Cette escalade des tensions survient alors que la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir ciblé un internat dans la région de Louhansk, occupée par la Russie, ce qui a conduit Poutine à ordonner des représailles. L’armée ukrainienne a nié toute implication dans l’attaque, qui a fait 18 morts, notamment des jeunes filles.
Les conséquences de cette récente escalade restent à évaluer, mais Zelensky a souligné l’importance d’une réponse internationale et a appelé à des décisions de la part des États-Unis et de l’Europe.
Source : L’Express










