
Remboursement des protections périodiques réutilisables : une mesure effective à la rentrée universitaire
Le gouvernement français a annoncé, le 16 avril, que le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans et les personnes en situation de précarité sera appliqué à partir de la rentrée universitaire. Cette mesure, adoptée il y a trois ans, vise à soutenir 6,7 millions de personnes et à lutter contre la précarité menstruelle.
Les ministères de la santé et de l’égalité femmes-hommes ont précisé que cette initiative s’inscrit dans un effort pour « soutenir le pouvoir d’achat » et « encourager l’usage de produits réutilisables ». Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a souligné que « la précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination ».
Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, a également affirmé qu’« aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c’est une question de santé et dignité ». Le remboursement concernera les produits commercialisés en pharmacie.
Le budget 2024 de la Sécurité sociale a prévu ce remboursement pour les assurées de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, sans limite d’âge. Cependant, la mise en œuvre de cette mesure avait été retardée en raison de l’absence de décret d’application, suscitant des réactions d’incompréhension parmi les associations féministes et les fabricants de protections durables.
Aurore Bergé avait reconnu un « retard pas acceptable » lors d’une intervention à l’Assemblée nationale l’an dernier, s’engageant à ce que les promesses soient tenues « avant la fin de l’année » 2025.
Source : Le Monde avec AFP.






