
Quatre militants interpellés à Lyon pour affichage dénonçant le génocide à Gaza
Le samedi 27 septembre 2025, à Lyon, quatre militants ont été interpellés après avoir apposé 24 affiches, dont une douzaine portait le message : “La Cour pénale internationale recherche pour crimes de guerre et génocide le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.” Cette action, qui visait à soutenir le peuple palestinien, a eu lieu la veille d’une marche des Résistances prévue le 28 septembre.
Suite à leur interpellation, les quatre militants ont passé 42 heures en garde à vue, une durée qualifiée de “spectaculaire” par un membre de l’ONG Résistance à l’Agression Publicitaire, qui était présent pour soutenir leur procès.
À l’occasion d’un rassemblement de soutien organisé le 4 mai, à proximité du tribunal, des personnalités comme Mehdi Khamassi, chercheur au CNRS, et David Cormand, député européen, ont exprimé leurs préoccupations quant à l’atteinte à la liberté d’expression. Khamassi a souligné l’impact négatif de la publicité de masse sur la société, tandis que Cormand a rappelé que les actions des militants s’inscrivaient dans un cadre légitime de liberté d’expression dans une démocratie.
L’avocat des militants a également évoqué le caractère politique des infractions, demandant la nullité de la garde à vue, une requête rejetée par la présidente du tribunal. Les débats ont ensuite porté sur les faits, les militants affirmant n’avoir pas dégradé les panneaux publicitaires, qui auraient été recouverts avec une encre facilement lavable. Même la société JCDecaux, plaignante dans cette affaire, a reconnu qu’il n’y avait pas eu de dégradation significative.
Les militants risquent jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour “dégradation en réunion.” Le verdict est attendu le 15 juin.
Source : La Relève et La Peste





