
Arrêtés dans une Jaguar, quatre hommes accusés d’un vol à Wattrelos : un seul condamné
C’est une affaire épineuse qui a occupé le tribunal de Lille (Nord), lundi 27 avril 2026. Quatre hommes comparaissaient en visioconférence, depuis les prisons de Sequedin et Annœullin, pour un vol commis à Wattrelos le 20 mars 2026. Interceptés ce soir-là à bord d’une Jaguar, ils ont affirmé n’avoir rien à voir avec le larcin. Pourtant, l’objet du vol – une caméra de surveillance appartenant à un particulier – a été retrouvé dans le véhicule. Les juges ont dû déterminer le degré d’implication de chacun, alors qu’un avocat de la défense a évoqué une discrimination à l’égard de ses clients.
Tout a débuté par l’alerte d’un témoin anonyme, qui a signalé avoir vu, vers 17h, un individu dans l’allée de son voisin, portant des gants rouges. Ce dernier s’est ensuite engouffré dans une Jaguar stationnée à proximité, avec trois autres hommes à l’intérieur. Ils ont été repérés et interpellés peu après par la police.
L’homme portant les gants a justifié son accessoire par le froid. Deux de ses complices ont déclaré avoir cru que leur ami était sorti pour uriner. Le troisième homme, quant à lui, n’a « rien vu », étant occupé à utiliser son téléphone. Lors des interrogatoires, l’un des prévenus a finalement admis qu’il était possible que son camarade ait volé la caméra.
La caméra volée a été retrouvée dans le vide-poche devant lui, à l’arrière du siège conducteur. Tous les quatre ont été placés en détention provisoire, car ils étaient en état de récidive légale.
Le procureur a requis des peines légères en raison de la surpopulation carcérale. Un des avocats a fait valoir que ses clients étaient stigmatisés, notamment à cause de leur mode de vie. Il a souligné que le procureur a demandé 18 mois de prison pour deux prévenus, avec des aménagements sous bracelet électronique, et 12 mois avec sursis pour les deux autres.
Finalement, le tribunal a relaxé trois prévenus, ceux qui étaient restés dans la voiture, et a condamné le quatrième à 10 mois de prison aménagés sous bracelet électronique. Tous les quatre ont ainsi été libérés de détention.
Source : Actu.fr





