
Procès du meurtrier présumé de Jonathan Coulom : Chantal Munier, la grand-mère, se prépare à une épreuve
22 ans après la mort de Jonathan Coulom, le procès du meurtrier présumé du petit garçon s’ouvrira le 18 mai prochain. Chantal Munier, la grand-mère paternelle de Jonathan, se dit persuadée de la culpabilité de Martin Ney, l’Allemand accusé. Elle espère obtenir des réponses lors de ce procès.
Chantal Munier vit une période difficile. Sans aucune photo de son petit-fils chez elle, Jonathan est constamment présent dans son esprit. À l’approche du procès, elle exprime ses craintes : « J’ai vraiment très peur d’y aller, de voir le meurtrier. Je commence à angoisser mais dans un autre sens, il faut que ça se fasse. J’ai besoin de savoir. On m’a longtemps épargnée mais là, je veux voir. »
Martin Ney, déjà condamné en 2012 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de trois enfants, est également suspecté d’abus sexuels sur d’autres garçons. Chantal, convaincue de sa culpabilité, redoute un silence de sa part durant le procès. « Ce qui m’inquiète, c’est qu’il ne dise rien. Pour l’instant, tout ce qu’on sait, c’est qu’il aurait potentiellement avoué à un de ses codétenus, mais moi je suis sûre que c’est lui », déclare-t-elle.
Depuis la mort de Jonathan en 2004, Chantal a tenté de faire son deuil. Elle a traversé une dépression et a cherché du soutien auprès d’associations et de psychologues. En 2007, pour se rapprocher de Jonathan, elle s’est installée à Saint-Nicolas-de-Redon. « De temps en temps, je vais à l’étang de Guérande, j’y passe un quart d’heure et puis je repars », confie-t-elle.
Le procès, qui durera trois semaines, se tiendra à Nantes, où Chantal a réservé un logement pour y assister tous les jours. Elle sera soutenue par son avocate, qui l’accompagne moralement. Les parents de Jonathan seront également présents, et le verdict est attendu le 5 juin.
Source : France Télévisions




