En Andorre, l’exil fiscal des sportifs de haut niveau

En Andorre, l’exil fiscal des sportifs de haut niveau

Le nombre de sportifs de haut niveau résidant en Andorre, notamment des athlètes français tels que le champion de MotoGP Fabio Quartararo, le double champion du monde de cyclisme sur route Julian Alaphilippe, le quintuple vainqueur du Dakar à moto Cyril Despres, et la star du vélo de descente Cédric Gracia, ne cesse d’augmenter. Ces athlètes choisissent de s’installer dans cette principauté pyrénéenne, attirés par une combinaison de conditions fiscales avantageuses, d’un environnement d’entraînement de qualité et d’un cadre de vie paisible.

Le principal moteur de cette migration est le taux d’imposition sur le revenu, fixé à 10 % en Andorre, contre près de 50 % en France lorsque l’on inclut les prélèvements sociaux. Cette différence fiscale est un facteur déterminant pour les athlètes.

Maxime Emery, champion de motocross et résident en Andorre depuis 2020, souligne : « La fiscalité plafonnée à 10 %, voire à 7 % jusqu’à 250 000 euros de revenu annuel, est imbattable, et ici la vie est 20 % moins chère qu’en France. Quand votre carrière s’arrête à 30 ans, vous n’hésitez pas longtemps. Vous optimisez. » Loris Vergier, champion du monde 2024 de VTT de descente, ajoute que les revenus des cyclistes peuvent atteindre des montants significatifs, soulignant l’importance d’un cadre fiscal avantageux.

Cette tendance met en lumière les choix stratégiques des sportifs de haut niveau face aux défis de leur carrière, souvent courte, et à la nécessité d’optimiser leurs ressources financières.

Source : Article original basé sur des témoignages d’athlètes et des données fiscales.

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