Le CES 2026, un atout pour les start-up françaises ? Les régions s'interrogent

Le CES 2026, un atout pour les start-up françaises ? Les régions s’interrogent

Près de 150 entreprises françaises seront présentes au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, qui se tiendra du 6 au 9 janvier 2026. Toutefois, les régions françaises adaptent leurs stratégies de soutien aux start-up. Alors que certaines décident de réduire leurs efforts, d’autres choisissent de maintenir des investissements significatifs.

« L’intérêt d’un salon pour une start-up, c’est d’y croiser des clients ou des futurs clients. Et de ce point de vue-là, le CES reste incontournable », déclare Matthieu Hazouard, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine en charge du numérique. Cette région enverra pour la dixième fois une délégation au CES, qui accueillera 4 500 exposants et près de 150 000 visiteurs de 150 pays.

Malgré une réduction des budgets pour 2025 et 2026, la Nouvelle-Aquitaine a décidé de conserver une enveloppe de 100 000 euros pour soutenir une quarantaine de personnes et 17 start-up dans des secteurs variés tels que la santé, les mobilités, les télécommunications, l’industrie et les services. Ce soutien est bien en deçà des 300 000 euros investis en 2018 pour accompagner 40 start-up. « Dans plus de 90 % des cas, les entreprises trouvent au CES des contrats, des prospects ou des contacts, c’est un investissement utile », assure Hazouard.

La France sera, une fois de plus, la première délégation européenne au CES, avec environ 150 entreprises, notamment dans les domaines de la santé, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et des technologies numériques. Selon Business France, près de la moitié des entreprises françaises seront regroupées au sein des Pavillons France, qui fédèrent Business France, la French Tech et huit conseils régionaux.

Des absents de marque

Le contexte économique difficile, les problèmes de financement des jeunes entreprises innovantes et les contraintes budgétaires ont conduit plusieurs régions à ne pas participer à l’événement en 2026. « Le contexte budgétaire nous oblige à faire des choix, mais il faut savoir aussi que nous sommes partenaires de Vivatech [à Paris du 17 au 20 juin, NDLR], qui a pris une place prépondérante dans le secteur. Ce sont des décisions qui s’évaluent chaque année. Ce n’est pas une décision définitive », explique un représentant du conseil régional d’Île-de-France, qui avait soutenu une délégation de 14 start-up l’année précédente.

Source : La Tribune

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