Ebola : l’OMS déclenche son deuxième niveau d’alerte le plus élevé après une flambée en RDC
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a activé son deuxième niveau d’alerte internationale le plus élevé en raison d’une flambée du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Cette situation est causée par un variant particulièrement létal du virus, pour lequel il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique.
Une épidémie qui s’étend à grande vitesse
Selon les bilans provisoires de l’OMS, 246 cas suspects ont été recensés. L’épidémie a émergé dans la province de l’Ituri, à l’est de la RDC, à proximité des frontières ougandaise et sud-soudanaise. Les habitants de la région rapportent des décès en cascade, illustrant la gravité de la situation.
La région est confrontée à plusieurs facteurs aggravants, notamment l’instabilité politique, les violences armées, des densités urbaines élevées et des mouvements de population. Ces éléments facilitent la propagation du virus, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse.
Un premier décès a été confirmé à Kampala, en Ouganda, de l’autre côté de la frontière. De plus, un nouveau cas a été signalé à Goma, une ville congolaise de plus d’un million d’habitants, qui est sous le contrôle du groupe armé M23 et située à plus de quinze heures de route du foyer épidémique.
Ni vaccin, ni traitement pour ce variant
Le variant en circulation, connu sous le nom de Bundibugyo, ne fait pas partie de la souche Zaïre, pour laquelle des vaccins et traitements existent. Son taux de mortalité peut atteindre 50 %.
Les autorités sanitaires recommandent la mise en place de gestes barrières et la limitation des déplacements. L’OMS a également annoncé l’envoi par avion de cinq tonnes de matériel médical vers le foyer épidémique.
Source : Agence France Presse




