
Prix de la viande bovine : Les jeunes éleveurs ne doivent pas subir la déflation orchestrée par l’aval
Publié le 24 avril 2026
Avant même l’arrivée des premiers veaux d’automne sur le marché, les remontées de terrain concernant les prix de la viande bovine sont préoccupantes. En effet, l’ensemble des marchés du maigre et du gras enregistre une baisse, alors que l’offre demeure structurellement faible et que la consommation européenne se maintient. L’organisation Jeunes Agriculteurs dénonce un signal incompréhensible et décourageant pour les porteurs de projets.
Le renouvellement des générations en élevage bovin est un processus à long terme, nécessitant des investissements conséquents et une confiance dans la capacité de la filière à rémunérer le travail des éleveurs. Cependant, lorsque les prix chutent au moment où les jeunes naisseurs mettent leurs premiers animaux en vente, le message envoyé est dévastateur. Cette situation est d’autant plus inquiétante face aux enjeux de sauvegarde du cheptel français, mis en avant lors de divers événements comme le Salon de l’Agriculture.
Actuellement, des plans et contrats d’avenir sont en cours de concrétisation dans le projet de loi d’urgence. Jeunes Agriculteurs appelle à des actes concrets, affirmant que la souveraineté alimentaire doit se construire dans les relations commerciales et la valorisation de la production nationale. Si les opérateurs de l’aval continuent à comprimer les prix, les jeunes éleveurs risquent de perdre confiance dans la filière.
Jeunes Agriculteurs exige des opérateurs de la filière bovine la mise en œuvre d’engagements commerciaux clairs. Les jeunes éleveurs ont besoin de visibilité et de prix rémunérateurs pour assurer la relance de l’élevage français.
Source : Jeunes Agriculteurs






