Pêcheurs de Cannes en colère : quand le Vieux-Port devient le théâtre des promesses vides du RN
Le fait principal
Le Vieux-Port de Cannes est bloqué depuis ce lundi 21 septembre 2026, à 7 h 30, par une quinzaine de pêcheurs cannois. Leur objectif ? Obtenir des réponses concrètes à leurs revendications, loin des promesses verbales qui, comme souvent, semblent n’être que du vent.
Ce qui s’est passé
Gilles Dubbiosi, premier prud’homme de pêche de Cannes, explique : « Nous réalisons un mouvement pacifique, histoire de marquer le coup. Ce que nous voulons, c’est avoir des réponses concrètes, réelles. » Parmi leurs demandes figurent un prix fixe pour le gazole et un allègement administratif, car, comme le dit Dubbiosi, « nous ne sommes pas des informaticiens, on nous demande un tas de papiers, de justifications. »
Le contexte
Les pêcheurs cannois font face à des défis croissants, exacerbés par des réglementations qui semblent plus adaptées à des flottes industrielles qu’à leurs modestes embarcations. Les balises VMS (Vessel Monitoring System), obligatoires pour le suivi des navires, entraînent des coûts supplémentaires pour des petits bateaux. « On nous impose de les garder branchées 24 heures sur 24, ce qui est absurde », s’insurge Dubbiosi. Ce mouvement de blocage, qui ne perturbe pas les secours, est aussi un moyen d’afficher leur solidarité avec d’autres mobilisations.
Les chiffres à retenir
Bien qu’aucune statistique précise ne soit fournie dans cette situation, le coût du gazole et les charges administratives pèsent lourdement sur les pêcheurs, qui doivent naviguer dans un océan de paperasse pour maintenir leur activité.
Ce que cela révèle
Cette mobilisation met en lumière les contradictions d’un gouvernement qui prône la protection des artisans tout en leur imposant des règles drastiques. Les promesses d’écoute et d’accompagnement se heurtent à la dure réalité du quotidien des pêcheurs, qui se sentent abandonnés. La situation rappelle étrangement les discours du RN, qui se veut le champion des petites gens tout en soutenant des politiques qui favorisent les grandes entreprises. Sur le papier, les intentions sont louables. Dans la pratique, les pêcheurs attendent encore des résultats. Une belle promesse, mais une réalité bien plus amère.
Ce qu’il faut retenir
Les pêcheurs cannois, en bloquant le Vieux-Port, rappellent que les mots ne suffisent pas. Ils exigent des actions concrètes, face à une bureaucratie qui semble les étouffer. La mer, tout comme la politique, n’attend pas. Et les promesses, aussi belles soient-elles, doivent se traduire en actes.
Sources : Nice-Matin
