Féminisme en Suisse : les mâles alpha en émoi devant la montée des voix féministes !
Le fait principal
En Suisse, malgré presque une décennie de résonance du mouvement #MeToo, le nombre de féminicides demeure désespérément inchangé. Chaque année, 14 femmes ou filles perdent la vie aux mains d’un conjoint ou ex-conjoint. En 2025, la situation a même empiré, avec 18 meurtres recensés au premier semestre.
Ce qui s’est passé
Le féminisme en Suisse, que l’on pensait galvanisé par l’essor de #MeToo, semble stagner. Metin Arditi, dans une chronique percutante, souligne l’absence de progrès tangible, mettant en lumière une réalité glaçante : le féminisme, au lieu de s’épanouir, semble se heurter à un mur. Les chiffres, sans appel, révèlent une stagnation alarmante. Pendant ce temps, en France, où des efforts similaires ont été déployés, les féminicides ont chuté de 18 %.
Le contexte
Le mouvement #MeToo, qui a libéré la parole et secoué les consciences, a aussi mis en lumière les violences faites aux femmes. Mais en Suisse, les politiques publiques semblent avoir échoué à traduire cette prise de conscience en actions concrètes. Alors que des figures emblématiques comme Gloria Steinem, récemment disparue, rappellent l’urgence de la lutte, le pays reste englué dans une inaction coupable.
Les chiffres à retenir
– 14 féminicides par an en Suisse, sans baisse significative.- 18 femmes ou filles tuées par un homme au premier semestre 2025.- En France, une baisse de 18 % des féminicides depuis l’émergence de #MeToo.
Ce que cela révèle
Cette stagnation est révélatrice non seulement d’un échec à protéger les femmes, mais aussi d’un double discours politique. Les promesses de lutte contre les violences faites aux femmes se heurtent à une réalité amère. Pendant que certains se pavanent avec des discours enflammés, les faits montrent que les femmes continuent de payer le prix fort. L’extrême droite, souvent prompte à dénoncer les violences, semble pourtant peu encline à soutenir des mes concrètes. Une incohérence qui, à ce stade, frôle le cynisme.
Ce qu’il faut retenir
La situation des féminicides en Suisse est un cruel rappel que les mots, sans actions, ne suffisent pas. À l’heure où le féminisme devrait être en pleine effervescence, il est temps de passer des discours à l’action. Les femmes méritent mieux que des promesses creuses et des statistiques figées.
