Zika : l’Inserm alerte sur la recrudescence des cas en France et leurs conséquences sanitaires.
Zika : Surveillance et Recherche en Cours Malgré une Circulation Réduite
Le Zika est une maladie infectieuse causée par un virus transmis à l’humain par des moustiques du genre Aedes. Bien que souvent asymptomatique, l’infection peut entraîner des complications neurologiques graves, telles que des malformations cérébrales chez les enfants à naître et le syndrome de Guillain-Barré chez les adultes. Depuis l’épidémie de 2016, la maladie est moins présente, mais sa surveillance épidémiologique et la recherche de vaccins se poursuivent pour anticiper une éventuelle résurgence. Actuellement, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est disponible contre le virus Zika.
L’infection à virus Zika, une arbovirose, est transmise par des moustiques Aedes présents dans les départements et régions d’outre-mer ainsi que dans 81 départements de l’hexagone. En 2015-2016, une épidémie mondiale a été signalée, avec plusieurs centaines de cas importés en France. Depuis, la circulation du virus a diminué, avec seulement 18 cas importés enregistrés en France en 2025.
Le développement de vaccins est actuellement entravé par la faible circulation du virus, rendant difficile l’évaluation de l’efficacité des produits en cours de développement. Pourtant, la mise à disposition d’un vaccin est cruciale pour protéger la population des complications neurologiques en cas de nouvelle épidémie.
Depuis sa première identification en Ouganda en 1947, le virus Zika s’est propagé mondialement, favorisé par des déplacements humains et le changement climatique. En 2013 et 2014, le virus a touché 55 000 personnes en Polynésie française, et des millions de cas ont été notés lors de l’épidémie de 2015-2016 en Amérique du Sud et dans les Caraïbes.
Depuis 2017, la circulation active du virus Zika n’est plus observée dans les territoires français ultramarins, bien qu’il continue à circuler à bas bruit dans des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique. En 2025, les cas importés en France étaient liés à des séjours récents dans des zones endémiques.
La transmission du virus se fait principalement par piqûres de moustiques infectés, mais elle peut également se produire par voie sexuelle et de la mère à l’enfant pendant la grossesse. Les femmes enceintes doivent donc se protéger strictement contre les moustiques dans les zones à risque.
Des dispositifs de surveillance existent en France pour détecter toute circulation du virus, notamment à la Réunion et à Mayotte. Tous les cas d’infection confirmés doivent être signalés à l’Agence régionale de santé, entraînant une enquête et des mes de lutte antivectorielle.
Les symptômes de l’infection à Zika sont souvent légers ou absents, mais peuvent inclure des éruptions cutanées, de la fièvre, des douleurs musculaires et des maux de tête. Des complications neurologiques, bien que rares, peuvent survenir, nécessitant une hospitalisation.
En conclusion, bien que la circulation du virus Zika ait diminué, la vigilance et la recherche de vaccins restent essentielles pour prévenir de futures épidémies.
Source : Inserm
