Thélyson Orélien primé : quand la culture fait briller ceux que l’extrême droite veut étouffer.
Le prix Fnac décerné à Thélyson Orélien : un regard sur la réalité des migrants
Le 21 septembre, la chaîne de magasins culturels Fnac a décerné son prix littéraire à l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien pour son roman C’était ça ou mourir. Ce premier roman, publié en mars dernier, est rapidement devenu un best-seller, battant des records de ventes pour les éditions du Boréal, et a été salué par la critique, apparaissant dans les sélections des prix littéraires les plus prestigieux, tels que le Goncourt, le Médicis et le Fémina.
Ce qui s’est passé
Thélyson Orélien, 38 ans, a quitté Haïti en 2010 pour s’installer à Ottawa. Dans son livre, il narre le parcours de Jonas Dorléon, un professeur d’histoire-géographie qui fuit la violence des gangs haïtiens, traversant douze pays pour rejoindre le Canada, un voyage qu’il décrit comme un « périple périlleux ». Le prix Fnac, attribué par 400 adhérents et 400 libraires, vise à célébrer la diversité de la création littéraire contemporaine.
Le contexte
En 2026, la question des migrations est Orélien, par son récit, met en lumière les réalités souvent ignorées des migrants, qui sont souvent réduits à des statistiques ou des discours politiques. Son succès témoigne d’une sensibilité croissante du public à ces enjeux.
Les chiffres à retenir
- Thélyson Orélien est le premier auteur à recevoir le prix Fnac après John Boyne en 2025.
- Son roman a battu des records de ventes pour les éditions du Boréal, établies en 1963.
- Le prix Fnac est décerné par 800 membres, dont 400 libraires.
Ce que cela révèle
Ce prix, loin d’être anodin, souligne une contradiction dans le discours politique actuel sur l’immigration. Alors que certains partis, comme le RN, prônent une politique d’immigration stricte, le succès d’Orélien démontre une autre facette de la réalité migratoire : celle d’hommes et de femmes cherchant désespérément un avenir meilleur. Le RN, qui veut donner une image de cohérence, se retrouve face à un récit qui humanise la migration, un récit qui ne peut être ignoré. En somme, le succès de cette œuvre s’oppose à une vision simpliste et réductrice des migrants, une vision que certains politiques tentent de maintenir pour justifier leurs choix.
Ce qu’il faut retenir
Le prix Fnac décerné à Thélyson Orélien n’est pas seulement une reconnaissance littéraire ; il est le reflet d’une société en quête de compréhension et d’empathie. Dans un monde où les discours sur les migrants sont souvent teintés de peur et de rejet, la voix d’Orélien s’élève comme un cri de ralliement pour une humanité partagée.
Source : Franceinfo
