
Or : le rebond ne parvient pas à masquer une faiblesse persistante
Après une analyse attentive des fluctuations de l’or, il apparaît que les mouvements de ce métal précieux sont de plus en plus influencés par l’actualité géopolitique. Les contrats à terme sur l’or ont montré une tendance haussière dans les heures précédant la clôture de mardi, soutenus par l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran, exacerbées par le lancement de l’opération « Freedom » par le président Trump.
Mercredi, Axios a rapporté que les États-Unis étaient proches de finaliser un protocole d’accord d’une page pour mettre fin au conflit, selon des sources gouvernementales. Ce protocole pourrait marquer le début d’une période de 30 jours de négociations visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, à limiter le programme nucléaire iranien et à lever les sanctions américaines. Cependant, la réaction prudente des marchés indique que rien n’est encore réglé.
Les États-Unis attendent une réponse de l’Iran sur plusieurs points clés dans les prochaines 48 heures. Lors d’une annonce sur les réseaux sociaux, Trump a déclaré que des « progrès considérables » avaient été réalisés, tout en précisant que le détroit resterait bloqué pendant cette suspension.
La situation reste tendue, notamment après que l’armée iranienne a affirmé avoir tiré sur des « destroyers ennemis », ce que le CENTCOM a démenti, confirmant seulement des tirs de missiles de croisière sur des navires américains. Les Émirats arabes unis ont également rapporté des attaques contre un pétrolier, sans faire de blessés.
Sur le plan technique, les contrats à terme sur l’or, après avoir commencé la semaine à 4 644 $, ont testé un plus haut à 4 733,86 $ et un plus bas à 4 510,10 $. Actuellement, ils s’échangent autour de 4 696 $, sous la résistance à la moyenne mobile à 9 jours (4 744 $) et tentant de maintenir le support à la moyenne mobile à 20 jours (4 673 $).
La recherche de stabilité dans cette situation incertaine est cruciale, car les marchés pourraient réagir négativement à tout signe d’escalade. Les analystes s’accordent à dire que même si un accord de paix est en vue, les impacts sur les marchés de l’énergie pourraient perdurer pendant plusieurs mois.
Source : Axios, CENTCOM, Chatham House






