
On lutte pour survivre : cinq agriculteurs face au choc climatique
Inde, Colombie, Gambie, Canada, Brésil… Une assemblée inédite de vingt représentants paysans s’est réunie en France du 10 au 17 avril, à l’occasion de la réunion bisannuelle du comité international de coordination de la Via Campesina. Ce rassemblement a été marqué par la visite de la ferme d’Emmanuel et Cristiana Vandame, qui luttent depuis des années sur le plateau de Saclay, dans les Yvelines, contre la bétonisation des terres et les impacts de la ligne 18 du Grand Paris Express.
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Sous un soleil de plomb, ces agriculteurs ont appelé à l’internationalisme du monde agricole face aux menaces impérialistes et au réchauffement planétaire. Cinq d’entre eux ont partagé leurs défis et les stratégies pour y faire face.
« Face au changement climatique, il nous faut revenir à l’essentiel »
Chengeto Muzira, agricultrice à Mutoko, Zimbabwe, a évoqué les conditions climatiques extrêmes de sa région. « Ma région est très aride, elle reçoit généralement moins de 350 mm d’eau par an. D’une année sur l’autre, il se peut qu’il ne pleuve pas du tout, puis beaucoup, mais les précipitations deviennent alors trop abondantes. Depuis deux ans, nous subissons d’énormes pertes de récoltes, car certains agriculteurs n’ont pas assez d’installations de stockage ou de séchage. »
Contexte factuel
La réunion a mis en lumière l’importance de la solidarité entre agriculteurs face aux effets du changement climatique. Les participants ont discuté des stratégies d’adaptation, notamment le retour à des pratiques agricoles durables et la nécessité d’une réforme agraire de grande ampleur.
Données ou statistiques
Les enjeux climatiques sont de plus en plus pressants, avec des prévisions indiquant que les événements météorologiques extrêmes pourraient devenir plus fréquents. Selon des études récentes, les pertes de récoltes dues à des conditions climatiques extrêmes pourraient augmenter de 10 à 25 % d’ici 2050 dans certaines régions du monde.
Conséquence directe
Les agriculteurs et agricultrices sont confrontés à une crise alimentaire imminente, exacerbée par les conditions climatiques extrêmes, ce qui rend leur lutte pour la survie d’autant plus cruciale.
Source : l’Humanité




