
Municipales 2026 : Élections cruciales pour les intercommunalités
Les intercommunalités s’apprêtent à élire leurs bureaux, notamment les métropoles et communautés d’agglomération, dont les compétences sont étendues. Ces élections pourraient avoir des implications significatives pour les communes, qui doivent collaborer pour faire entendre leur voix.
En Centre-Val de Loire, lors des dernières élections municipales, trois des six villes-préfectures avaient le même maire et président d’agglomération ou de métropole : Serge Grouard à Orléans, Jean-Pierre Gorges à Chartres et Gil Avérous à Châteauroux, tous issus de la droite diversifiée. Ce cumul est souvent justifié par la nécessité d’une gouvernance cohérente entre la ville et la métropole, comme l’a souligné Serge Grouard.
Les trois autres grandes villes de la région, quant à elles, sont dirigées par des maires de gauche avec des présidents d’agglomération différents. À Blois, le socialiste Marc Gricourt a cédé la présidence d’Agglopolys à son adjoint Christophe Degruelle. À Tours, la situation est particulière : la métropole est dirigée par Frédéric Augis (divers droite), tandis que la ville-centre a élu un maire écologiste, Emmanuel Denis.
Les exécutifs d’agglomération et de métropole ne sont pas nécessairement homogènes sur le plan politique. Par exemple, à Tours et Orléans, bien que présidés par la droite, de nombreuses délégations importantes sont attribuées à des membres de gauche. À Bourges, la gauche dirige l’agglomération, mais un maire de droite détient une vice-présidence clé.
Cependant, cette entente n’est pas universelle. À Chartres, aucun membre de la majorité municipale de Mainvilliers, seule ville de gauche de l’agglomération, n’a obtenu de poste de vice-président. Ce phénomène se retrouve également dans d’autres métropoles, comme Aix-Marseille, où la représentation de la gauche est très faible.
Les compétences des métropoles et des communautés d’agglomération sont variées et souvent plus larges que celles des communes. En Centre-Val de Loire, sept intercommunalités ont le statut de communauté d’agglomération, comprenant des responsabilités en matière de développement économique, de planification urbaine, de gestion des déchets et des milieux aquatiques. Certaines agglomérations, comme celle de Chartres, ont élargi leurs compétences pour inclure des domaines tels que la lutte contre la pollution de l’air.
Les métropoles, qui regroupent un plus grand nombre d’habitants, disposent de compétences encore plus étendues, incluant des investissements dans des sociétés et la gestion des réseaux de télécommunications. Ces responsabilités touchent des domaines essentiels tels que la transition énergétique et le soutien à l’enseignement supérieur.
À l’approche des élections, les intercommunalités de Tours et Orléans éliront leurs nouveaux exécutifs le 9 avril, tandis que l’agglomération de Bourges le fera le 7 avril. Les enjeux sont donc de taille, car les résultats pourraient influencer les politiques locales pendant plusieurs années.
Source : France 3 Régions


