
Trafic d’armes en France : au cœur des opérations coup de poing des douaniers enquêteurs
Publié le 04/05/2026 à 22:46
Le trafic d’armes à feu connaît une explosion en France ces dernières années. Actuellement, près de huit millions d’armes circulent sur le territoire national, dont trois millions sont considérées comme illégales. Dans ce contexte alarmant, des agents de l’État, bien que souvent méconnus, se consacrent à la lutte contre ce fléau, opérant dans le plus grand secret.
Ces agents, qui ne sont ni policiers ni gendarmes, font partie de la Direction nationale du Renseignement des Enquêtes Douanières (DNRED). Ils sont en première ligne face aux crimes organisés, notamment ceux liés au trafic d’armes. En 2025, la douane a saisi 1 061 armes, enregistrant ainsi une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente.
Le jour d’une opération récente, les douaniers se préparaient à une arrestation dans le sud-est de la France, liée à un dossier portant sur des armes et des explosifs. Ils avaient repéré le suspect grâce à des achats en ligne jugés suspects. Les agents se préparaient à toutes les éventualités, redoutant la découverte d’un arsenal caché. Cette prudence est renforcée par le souvenir tragique de la mort d’un de leurs collègues, tué en 2015 par un trafiquant d’armes.
La colonne d’intervention, équipée de matériel lourd pour dissuader toute résistance, a progressé discrètement dans un quartier résidentiel. Le suspect, arrêté sans résistance, a confirmé les soupçons des agents. De manière générale, les collectionneurs d’armes sont surveillés de près, car ils peuvent être liés au crime organisé. Les armes fonctionnelles qu’ils remettent en service finissent souvent par être revendues sur des circuits illégaux, alimentant ainsi la criminalité.
En moyenne, ces douaniers interviennent deux à trois fois par semaine à travers la France, toujours dans la plus grande discrétion.
Source : Franceinfo





