
Le FLNKS appelle à construire un statut pour mettre fin à la violence en Nouvelle-Calédonie
Le Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) a lancé un appel à la construction d’un statut qui mettrait un terme définitif à l’engrenage de la violence en Nouvelle-Calédonie. Cette déclaration intervient à l’occasion du 37ème anniversaire de l’assassinat des leaders kanak Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene, tués le 4 mai 1989 par Djubelly Wea à Ouvéa. Cet événement tragique fait écho à un autre épisode marquant, l’assaut de l’armée française dans la grotte de Gossanah en 1988, où 19 kanak et six gendarmes ont trouvé la mort.
Dans un communiqué, le président du FLNKS, Christian Tein, a souligné que la mémoire du peuple kanak ne commence pas en 1988, rappelant des événements historiques tels que l’exécution de dix habitants de Pouébo en 1868 pour avoir défendu leur terre contre le gouverneur Guillain. Il a également évoqué les victimes de la crise insurrectionnelle du 13 mai.
Le mois de mai est décrit par le FLNKS comme un moment chargé de violence et de drames, conséquence de la volonté de l’État français de maintenir sa domination coloniale. Tein a affirmé que le peuple kanak n’a jamais accepté la colonisation et a toujours résisté, défendant ses terres et son identité. Il a également mentionné que, malgré la répression, le rêve de dignité et de souveraineté sur les terres ancestrales demeure.
Le mois de mai est également marqué par la signature de l’accord de Nouméa en 1998, un texte dont l’interprétation divise actuellement indépendantistes et loyalistes. Le FLNKS le considère comme un « accord historique de décolonisation ». Tein a appelé les représentants du peuple français à s’engager dans un dialogue sincère pour éviter que les drames du passé ne se reproduisent.
Dans ce contexte, le FLNKS a plaidé pour le maintien du « corps électoral actuel » lors des prochaines élections provinciales, afin de redonner la parole au peuple et relancer les discussions institutionnelles. Le mouvement indépendantiste affirme que les relations entre la Nouvelle-Calédonie et la France doivent s’exprimer à travers un statut et non plus dans le cadre d’une colonisation.
Source : FLNKS




