Municipales 2026 à Montpellier : Michaël Delafosse en bonne position, la gauche divisée
Le socialiste Michaël Delafosse semble bien parti pour conserver son poste de maire de Montpellier lors des élections municipales de 2026. En effet, la gauche se présente totalement éparpillée, tandis que la droite et l’extrême droite n’ont jamais réussi à s’imposer dans cette ville.
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Contexte électoral
Les électeurs de Montpellier seront appelés aux urnes les dimanches 15 et 22 mars 2026. Ils devront décider s’ils renouvellent leur confiance à Michaël Delafosse, qui a remporté la ville en 2020, ou s’ils choisissent un autre candidat pour diriger la préfecture de l’Hérault, qui compte environ 300 000 habitants.
Les candidats en lice
Une dizaine de candidats se présentent pour cette élection. Michaël Delafosse, âgé de 48 ans et professeur d’histoire-géographie, a officialisé sa candidature à sa réélection en janvier, soutenu par le Parti communiste, Place publique et Génération écologie. Il a déclaré : « Montpellier a connu une phase de très grande transformation. Ce qui nous attend aujourd’hui, c’est une consolidation de la politique écologique et sociale. »
Parmi ses concurrents, on trouve Philippe Saurel, ancien maire de 2014 à 2020, qui se présente à la tête d’une liste citoyenne, hors des partis politiques. Il est également confronté à Mohed Altrad, homme d’affaires et patron du club de rugby Montpellier Hérault Rugby, qui promet de créer 30 000 emplois en cinq ans.
À gauche, le député écologiste Jean-Louis Roumégas et la députée insoumise Nathalie Oziol, qui vise à « tourner la page du PS », font également partie des candidats. D’autres figures, comme Isabelle Perrein du MoDem et les représentants de l’extrême droite, sont également en lice.
Propositions des candidats
Michaël Delafosse met l’accent sur une politique écologique et sociale renforcée, avec des propositions telles que la création d’un Office municipal du pouvoir d’achat et la gratuité des médiathèques. Philippe Saurel, quant à lui, souhaite renforcer la sécurité en augmentant les effectifs de la police municipale. Mohed Altrad propose la gratuité de la cantine scolaire.
Nathalie Oziol met en avant le logement et l’hébergement d’urgence, tandis que Jean-Louis Roumégas insiste sur la préservation des espaces naturels.
Sondages et dynamique de campagne
Les sondages indiquent que Michaël Delafosse est bien positionné pour remporter les élections. Selon un sondage Ifop réalisé fin novembre, il était crédité de 36% des intentions de vote au premier tour, suivi par Nathalie Oziol avec 16% et Philippe Saurel avec 13%. Un sondage Harris Interactive a confirmé cette tendance en décembre, plaçant Delafosse à 38%.
La campagne électorale semble moins intense qu’en 2020, où 14 listes étaient en compétition. Cette année, la fragmentation de la gauche pourrait jouer en faveur du maire sortant, qui a déjà réalisé des avancées notables, comme la gratuité des transports en commun pour les habitants de la Métropole.
Les résultats des élections municipales de mars 2026 pourraient donc être déterminants pour l’avenir politique de Montpellier, dans un contexte de divisions à gauche et d’une droite encore marginale.
Source : franceinfo





