L’été, c’est une dizaine d’animaux accueillis par jour

Le Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage caussenard (CRSFSC), situé à Millau, fait face à une incertitude financière qui menace son fonctionnement. Chaque année, ce centre recueille près de 1 000 animaux sauvages blessés, affaiblis ou orphelins, mais l’association est actuellement en train de renouveler ses conventions de subventions et craint une diminution des financements.

Installé au pied de la Puncho d’Agast, le CRSFSC, créé en 1986, dépend largement des dons et des subventions publiques pour poursuivre ses activités. Hélène Lebreton, responsable du centre, indique que les journées sont particulièrement chargées, surtout durant l’été : « À partir du mois de mai, on commence à avoir trois ou quatre arrivées par semaine. Mais l’été, c’est une dizaine d’animaux par jour qui sont accueillis au centre. »

Le centre s’occupe d’une grande variété d’animaux, allant des hérissons aux chouettes, en passant par des chauves-souris, des vautours et des aigles. En 2025, près de 1 000 animaux ont trouvé refuge au CRSFSC.

Cependant, l’équipe du centre est préoccupée par l’état de ses installations vieillissantes, qui souffrent d’un manque d’isolation et d’équipements en mauvais état. « Les volières sont régulièrement abîmées par les rapaces qui s’y accrochent. Il faut constamment les réparer et les surveiller », souligne Hélène Lebreton. L’association envisage de déménager dans les locaux de la SPA, qui devraient être disponibles en 2027, mais ce projet est entravé par des difficultés financières et des obstacles administratifs.

La situation financière est d’autant plus critique que l’équipe redoute une réduction des aides publiques avec les nouvelles municipalités. « Nous sommes déjà en déficit depuis deux ans. Si cela continue, on pourra dire adieu au centre », alerte Hélène Lebreton. Pour assurer son avenir, l’association envisage de développer le mécénat privé et de renforcer ses équipes, car un troisième salarié serait nécessaire pour alléger la charge de travail.

Alors que deux centres de sauvegarde ont récemment fermé dans la région, celui de Millau est actuellement le seul de l’Aveyron et accueille également des animaux venus de Lozère, du Lot et du Tarn.

Source : Midi Libre

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