
Le voyage d’Artemis II vers la Lune : Jour après jour
La mission Artemis II de la NASA a débuté le mercredi 1er avril avec le lancement du lanceur SLS (Space Launch System) depuis Cap Canaveral, en Floride. Ce vol habité, portant quatre astronautes, marque un survol de la face cachée de la Lune, un exploit qui n’avait pas été réalisé depuis cinquante-trois ans.
Le trajet de la mission dessinera une trajectoire en forme de huit entre la Terre et la Lune, avec un passage derrière la face cachée avant le retour. Les astronautes participeront à un programme intensif d’essais des systèmes de survie du vaisseau Orion et à des activités scientifiques tout au long du voyage.
Première journée : Après le lancement et la séparation du lanceur, l’équipage se consacre à placer Orion sur une orbite terrestre haute, atteignant un apogée de 70 000 kilomètres, en préparation pour le voyage vers la Lune.
Deuxième journée : Une manœuvre d’injection translunaire sera réalisée, allumant le moteur principal d’Orion pour propulser le vaisseau vers la Lune. Les deux jours suivants seront dédiés à des corrections de trajectoire et à la répétition des étapes du survol de la face cachée.
Cinquième journée : Orion pénètre dans la sphère d’influence gravitationnelle de la Lune sans toutefois entrer en orbite lunaire.
Sixième journée : L’équipage survolera la face cachée de la Lune à environ 6 500 kilomètres d’altitude, un moment où ils seront temporairement hors de portée radio de la Terre. Ce survol devrait permettre de battre le record de distance depuis la Terre, établi à 400 000 kilomètres par l’équipage d’Apollo 13 en 1970. Les astronautes observeront et photographieront la Lune, et tenteront de capturer des images du « lever de Terre ».
Jours suivants : Après le survol, l’équipage se préparera pour le retour sur Terre, notamment pour la rentrée dans l’atmosphère prévue le dixième jour. À cette étape, la température extérieure du vaisseau atteindra près de 1 650 °C. Le module habité se séparera du reste d’Orion, et plusieurs parachutes seront déployés pour ralentir la descente, permettant un amerrissage à environ 27 kilomètres par heure dans l’océan Pacifique, où des navires de la marine américaine seront prêts à récupérer les astronautes.
Cette mission représente une étape significative dans le programme Artemis, visant à établir une présence humaine durable sur la Lune.
Source : Pour la Science






