
Une enquête ouverte après la découverte d’un bébé « alcoolisé » dans une microcrèche de l’Oise
Une enquête préliminaire contre X a été ouverte après qu’une petite fille de 21 mois a été retrouvée « alcoolisée » suite à une journée passée dans une microcrèche de l’Oise. Le parquet de Senlis a confirmé l’information à l’Agence France-Presse (AFP) le 13 mai, en précisant que cette enquête fait suite à un signalement reçu le 20 mars par un hôpital où les médecins avaient constaté l’état de l’enfant, ainsi qu’à une plainte déposée par ses parents à Orry-la-Ville.
Selon des informations rapportées par Le Parisien, les parents de l’enfant avaient déposé leur fille à la crèche Les Petits Gaulois à Plailly le matin du 17 mars. Ils ont été appelés dans l’après-midi car l’enfant « n’arrêtait pas de tomber ». Après l’avoir conduite à l’hôpital, les médecins ont détecté un taux d’alcool de 2,14 g par litre de sang, concluant que la petite fille était « ivre morte ». La communauté de communes de l’Aire cantilienne a indiqué que « l’enfant concerné se porte bien aujourd’hui ».
Les investigations sont actuellement en cours, confiées à la brigade de gendarmerie d’Orry-la-Ville.
Fermeture temporaire de la microcrèche
La microcrèche, fermée administrativement depuis le 20 mars, devrait rouvrir courant juin 2026, selon un communiqué de la communauté de communes. Les autorités compétentes, en collaboration avec les services de protection maternelle et infantile (PMI) et le gestionnaire de l’établissement, ont mené des investigations et des expertises qui n’ont pas permis d’identifier d’éléments de malveillance ou de maltraitance de la part des professionnels de la structure.
Cette microcrèche, qui fait partie du groupe People & Baby, peut accueillir jusqu’à 12 enfants. Le groupe n’était pas joignable pour commenter la situation.
Depuis la mort d’une fillette de 11 mois dans une autre crèche de ce groupe en 2022, des critiques sur la sécurité dans le secteur des crèches privées se sont multipliées, certains dénonçant une course à la rentabilité au détriment de la sécurité des enfants.
Source : Le Monde avec AFP





