En images. Mesnil-en-Ouche : Y a-t-il plus de colza cette année ?

Dans les champs de Mesnil-en-Ouche (Eure), de nombreux observateurs notent une impression de hausse des surfaces de colza cette année. Les fleurs éclatantes et la couleur vive des champs renforcent cette perception.

Cependant, Jacques Lamiot, élu à la chambre d’agriculture et représentant de la Coordination rurale, tempère cette vision. Selon lui, « il n’y a pas plus de colza. Les surfaces restent globalement les mêmes. Ce qui change, c’est l’aspect des cultures cette année ». Cette impression est principalement due à des conditions climatiques favorables, qui ont permis une floraison précoce et étalée dans le temps.

Des conditions climatiques favorables

La floraison du colza a été influencée par une période fraîche et sèche, ce qui a retardé l’ouverture de certains boutons floraux. Aujourd’hui, les fleurs s’épanouissent de manière décalée, prolongeant ainsi la durée de floraison.

Entourée de champs de colza, cette petite maison évoque un lieu idyllique.
Entourée de champs de colza, cette petite maison à Mesnil-en-Ouche, plus précisément au Bosc-Renoult. ©V.C.

Cette situation fait que les champs de colza restent jaunes plus longtemps, parfois plus d’un mois, donnant l’illusion d’une augmentation des surfaces cultivées.

Malgré cette apparence, le colza demeure une culture bien ancrée dans les rotations agricoles, sans connaître d’augmentation significative. Dans le département, le blé reste la culture dominante, suivi des prairies, du colza et de l’orge.

Le lin, une culture en forte progression

En revanche, c’est le lin qui connaît une véritable progression. Jacques Lamiot souligne que « le lin augmente énormément, notamment le lin d’hiver », en raison d’une demande croissante et des débouchés industriels. Les capacités de transformation se sont accrues, et le lin est maintenant utilisé dans divers secteurs, comme l’automobile, pour des matériaux recyclables.

Le lin suscite également un intérêt croissant pour ses qualités écologiques, en tant qu’alternative au plastique. « Le lin, lui, est biodégradable. C’est une piste sérieuse pour l’avenir », conclut Jacques Lamiot.

En somme, si le colza semble plus présent cette année, c’est avant tout en raison de son aspect visuel impressionnant. « C’est vrai qu’en se baladant, c’est magnifique. Mais il ne faut pas s’y tromper : ce n’est pas une question de surface, c’est une question d’année », conclut Jacques Lamiot.

Source : Rédaction Bernay

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