
« J’ai fait ça pour retourner en prison » : un homme demande à être incarcéré après des menaces pour une dette de drogue
Mercredi, une audience de comparution immédiate s’est tenue au tribunal correctionnel de Beauvais (Oise) pour un homme de 37 ans, poursuivi pour « vols avec dégradation en récidive ». Entre le 1er avril et le 7 mai, il a commis 24 délits à Bresles et Bailleul-sur-Thérain, principalement en brisant les vitres de voitures pour voler divers objets.
La liste des biens dérobés est variée : trois écrans, deux montres connectées, une cigarette électronique, des enceintes, des écouteurs, un autoradio, des parfums, et même des sous-vêtements. À plusieurs reprises, il a réussi à s’enfuir avec un butin aussi dérisoire qu’un paquet de chewing-gum.
Le modus operandi de Steven H. est constant. Il enfourche son vélo la nuit pour cibler des voitures en stationnement. Identifié grâce à des images de vidéosurveillance, il a rapidement avoué ses actes aux gendarmes. Interrogé sur ses motivations, il a surpris le tribunal par sa réponse.
« J’ai reconnu les faits, mettez-moi en prison et on passe à autre chose », a-t-il déclaré, admettant avoir « besoin d’argent ». Il a également mentionné avoir alerté sa curatelle de son intention de commettre des délits, mais sans obtenir d’aide. Sur les conseils de son avocate, il a évoqué une « dette de drogue » et a affirmé avoir reçu des menaces de mort pour cette raison. « J’ai fait ça pour retourner en prison. Là-bas, je pourrai me soigner. Quand j’étais incarcéré, j’avais mon traitement et un suivi. J’étais bien », a-t-il ajouté.
Déjà connu des services de justice, Steven H. a plusieurs condamnations à son actif, la dernière remontant à novembre 2025. Le procureur a exprimé son désarroi face à l’absence de prise de conscience de l’accusé quant aux conséquences de ses actes. « C’est un voleur impénitent, souligne-t-il. Il est insolvable et se moque de la souffrance des autres. »
Le parquet a requis une peine de 36 mois de prison, dont 12 avec sursis. L’avocate de l’accusé a précisé qu’il ne demandait pas une peine allégée, mais plutôt une protection judiciaire face à la gravité de sa situation extérieure. Les victimes, quant à elles, ont exprimé leur frustration face à la situation.
Finalement, le tribunal a condamné Steven H. à deux ans de prison ferme, conformément à son souhait.
Source : Le Parisien






