Haute-Loire. Maxime Mounier développe une pépinière tournée vers le vivant

Maxime Mounier, pépiniériste engagé pour une agriculture durable en Haute-Loire

Maxime Mounier, installé en Haute-Loire, développe une pépinière innovante axée sur la robustesse des végétaux face aux aléas climatiques. « Ici, je travaille avec tout ce que les gens évitent : le vent, le froid, les gelées, peu d’eau. Mais si ça fonctionne ici, ça fonctionnera ailleurs », déclare-t-il, soulignant une approche qui transforme les contraintes en atouts.

Son activité se divise en deux volets principaux. Au printemps, Mounier propose une gamme de plants de légumes, notamment des tomates, courges, poivrons, piments et artichauts. Cette période, bien que courte, est cruciale pour les jardiniers qui préparent leur saison.

« Ma devise, c’est “penser mondial, agir local” »

L’activité phare de Mounier se concentre sur le jardin-forêt, un concept inspiré de la permaculture. Cette méthode vise à créer un écosystème où chaque plante joue un rôle spécifique, favorisant ainsi la biodiversité. On y trouve des cassissiers, framboisiers, éléagnus et amélanchiers, ainsi que des espèces moins connues, originaires d’Asie ou du Canada, à condition qu’elles soient adaptées à la région.

Lancée il y a deux ans, cette initiative entre dans sa première année opérationnelle après une phase d’installation. Mounier constate une demande croissante, notamment parmi des clients déçus par des achats antérieurs, souvent dépourvus de conseils adaptés à leur territoire. Il cultive cette proximité avec ses clients sur le marché dominical de Vorey-sur-Arzon.

Au-delà de la production, Mounier aspire à transmettre ses connaissances. Il envisage des projets pédagogiques pour sensibiliser le public à la découverte du jardin-forêt et au fonctionnement des écosystèmes, avec pour objectif de démontrer qu’il est possible de produire en respectant le vivant.

Cette démarche, à la fois agricole et écologique, s’inscrit profondément dans son territoire, répondant ainsi à une volonté de durabilité et de respect de l’environnement.

Source : Le Progrès

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire