
Maternité et pénalité : performances associées à la masculinité dans le sport
Dans la famille des grandes premières, la maternité s’affirme comme un enjeu majeur. Au sein des sports de haut niveau, la maternité a longtemps été perçue comme une interruption, souvent pénalisante et presque systématiquement incompatible avec la performance. Dans le circuit professionnel de surf, par exemple, devenir mère entraînait un risque significatif de disparaître des classements. L’absence des sportives, quelle qu’en soit la raison, avait un impact direct sur leur visibilité, leurs classements et leurs opportunités de sponsoring.
Ce phénomène n’est pas isolé au surf. Dans de nombreux sports, les femmes qui choisissent de devenir mères se heurtent à des défis similaires, où leur absence peut se traduire par une perte de reconnaissance et de soutien financier. Cette dynamique soulève des questions sur l’égalité des sexes dans le sport, où la maternité est trop souvent perçue comme un handicap plutôt qu’une réalité naturelle.
Les statistiques récentes montrent que la participation des femmes dans le sport de haut niveau est en constante évolution, mais les défis liés à la maternité demeurent. Selon une étude de l’INSEE, les femmes représentent environ 40% des athlètes dans les compétitions professionnelles, mais leur représentation diminue considérablement après la maternité, ce qui souligne l’importance de repenser les politiques de soutien aux sportives mères.
Cette situation met en lumière la nécessité d’une évolution des mentalités et des structures dans le sport, afin de garantir que la maternité ne soit plus perçue comme un obstacle, mais comme une étape naturelle de la vie des athlètes.
Source : Mejdaline Mhiri, chronique sportive, 29 mars 2026.




