Disparu en Guyane il y a 76 ans, l'explorateur Raymond Maufrais officiellement déclaré mort

Disparu en Guyane il y a 76 ans, l’explorateur Raymond Maufrais officiellement déclaré mort

L’explorateur français Raymond Maufrais, disparu en 1950, a été officiellement déclaré mort par le tribunal judiciaire de Cayenne, mercredi 18 mars. À l’époque de sa disparition, son père, Edgar Maufrais, avait consacré douze ans à le rechercher à travers l’Amazonie, sans succès. « Il aurait 99 ans aujourd’hui, ça laisse peu de place au doute », a déclaré la présidente du tribunal, Naïma Sajie, avant d’annoncer « la mort de Raymond Maufrais au 13 janvier 1950 », date inscrite dans ses carnets de route retrouvés après sa disparition.

Né le 1er octobre 1926 à Toulon et décoré de la Croix de guerre, Maufrais avait entrepris des expéditions en 1946 dans le Mato Grosso brésilien, un territoire alors difficile d’accès. En janvier 1950, il tentait de rallier le Brésil en traversant seul le centre de la Guyane. Après avoir remonté la rivière Mana, il a disparu en se dirigeant vers l’est.

Les carnets retrouvés en avril 1950 décrivent des conditions de vie extrêmes, où il évoque la faim et la maladie, allant jusqu’à abattre son chien pour survivre. Les autorités avaient rapidement conclu à une issue fatale, estimant qu’il n’avait pu survivre, son corps étant potentiellement dévoré par des animaux sauvages.

La déclaration de décès a été initiée par l’Association des amis d’Edgar et Raymond Maufrais (AAERM), qui a saisi la justice après avoir constaté que la mort de Maufrais n’avait jamais été officiellement reconnue. Le tribunal s’est basé sur l’article 88 du Code civil, permettant de déclarer décédé tout Français « disparu dans des circonstances de nature à mettre sa vie en danger lorsque son corps n’a pu être retrouvé ».

Bien que cette déclaration soit symbolique, elle permet de compléter l’acte de naissance de Maufrais et le registre communal de Camopi, où il est désormais officiellement décédé. L’histoire de Raymond Maufrais continue de susciter l’intérêt, notamment en Guyane, où des passionnés tentent régulièrement de retrouver son dernier campement connu, à Dégrad Claude, en pleine jungle.

Ses aventures ont inspiré plusieurs ouvrages et un film, « La vie pure », sorti en 2015.

Source : AFP

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