Kanye West a été déclaré persona non grata à Marseille. C’est ce qu’ont affirmé le maire de la cité phocéenne ainsi que plusieurs autres personnalités publiques, quelques heures après l’annonce de son concert prévu au Vélodrome, le 11 juin prochain, le seul programmé en France.
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Le rappeur américain de 48 ans, qui se fait désormais appelé Ye, a été l’auteur de nombreuses sorties racistes et antisémites. Dès octobre 2022, il avait publié une série de messages haineux sur ses réseaux sociaux. Le 8 mai 2025, pour les 80 ans de la défaite de l’Allemagne nazie, il a publié une chanson appelée « Heil Hitler », titre qui se termine par un discours du Führer dans lequel il demande au peuple de continuer à le soutenir.
Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé », a écrit Benoît Payan, sur X. « Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », a également affirmé l’édile.
« »Je suis nazi », « J’aime Hitler » : Kanye West n’est pas le bienvenu à Marseille », a écrit, de son côté, Fabienne Bendayan, présidente d’honneur du Crif Marseille Provence. « Celui qui proclame ouvertement son admiration pour Hitler et revendique des idées nazies ne saurait fouler la scène d’une ville dont l’âme même est tissée de diversité, de mémoire et de fraternité », a assuré celle qui est colistière de la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal.
« Accueillir à Marseille quelqu’un qui a revendiqué son admiration pour Hitler en affirmant “je suis nazi”, “j’aime Hitler” et multiplié les propos antisémites pose une vraie question morale. Marseille est une ville marquée par l’histoire, par les rafles de 1943 et par la mémoire des victimes de la barbarie nazie. La liberté artistique existe. Mais la banalisation de la haine ne doit jamais devenir un spectacle », a, de son côté, affirmé Bruno Benjamin, président du Crif 13.
Sébastien Delogu, candidat à la mairie avec La France insoumise, a assuré que « Nazi West n’a rien à faire à Marseille », agrémentant son post d’une photo sur laquelle est écrit « Marseille est antifasciste. Nazis, antisémites, go home ! ».
« Non, Kanye West n’a rien à faire à Marseille ! Il est impensable que quelqu’un qui tient Adolf Hitler en haute estime puisse se produire au Vélodrome », a assuré, de son côté, Franck Allisio, candidat Rassemblement national.
Des excuses en janvier 2026
Ces dernières années, Ye a tenu de nombreux propos racistes et antisémites, allant jusqu’à poster une photo de robes du KKK, à annuler ses excuses précédentes à la communauté juive, à se déclarer « nazi » et à affirmer qu’il « battait sa femme ». Kanye West a également commencé à vendre des t-shirts arborant une croix gammée.
Lors de la sortie de son album « Bully », le rappeur a également apporté son soutien à Sean « P. Diddy » Combs, qui a été condamné à plus de quatre ans de prison pour violences sexuelles.
Ses commentaires controversés lui ont valu, ces dernières années, d’être lâché par son agence artistique et sa maison de disques, et de voir des marques de mode comme Adidas, Gap et Balenciaga mettre fin à leurs partenariats avec lui. Il a également vu son visa australien être annulé et a été menacé d’arrestation au Brésil.
En janvier 2026, le chanteur a présenté ses excuses dans une lettre publiée par le Wall Street Journal, dans laquelle il a déclaré avoir « perdu le contact avec la réalité » et que son comportement était dû à son trouble bipolaire, une maladie qu’il avait auparavant niée.
Marseille refuse Kanye West : un concert de haine à l’ombre du Vélodrome
Kanye West, alias Ye, a été déclaré persona non grata à Marseille, une décision qui souligne la lutte contre la banalisation de la haine.
Il semblerait que le Vélodrome, ce temple du sport et de la diversité marseillaise, ne soit pas prêt à accueillir un concert de Kanye West, le rappeur qui a décidé de se faire le porte-voix d’une idéologie nauséabonde. Le maire Benoît Payan a clairement affirmé : « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé ». Une déclaration qui, à première vue, semble être un acte de bravoure, mais qui soulève des questions sur l’authenticité de cette indignation.
Ce qui se passe réellement
Kanye West, 48 ans, a multiplié les provocations racistes et antisémites depuis 2022, culminant avec la sortie de sa chanson « Heil Hitler » en mai 2025, à l’occasion des 80 ans de la défaite de l’Allemagne nazie. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Fabienne Bendayan, présidente d’honneur du Crif Marseille Provence, a déclaré : « Celui qui proclame ouvertement son admiration pour Hitler et revendique des idées nazies ne saurait fouler la scène d’une ville dont l’âme même est tissée de diversité, de mémoire et de fraternité ».
Bruno Benjamin, président du Crif 13, a également souligné l’importance de la mémoire historique de Marseille, marquée par les rafles de 1943, en affirmant que « la banalisation de la haine ne doit jamais devenir un spectacle ».
Pourquoi cela dérange
La question morale soulevée par l’accueil d’un personnage comme Kanye West dans une ville qui a tant souffert des atrocités nazies est légitime. Mais n’est-ce pas là une incohérence de la part de ceux qui, tout en condamnant les discours de haine, semblent parfois les utiliser pour des gains politiques ?
Ce que cela implique concrètement
La décision de déclarer Kanye West persona non grata à Marseille est un acte fort, mais elle soulève des interrogations sur la manière dont les villes gèrent la liberté d’expression et la responsabilité morale. Est-ce que cela signifie que la ville est prête à prendre des mesures concrètes contre la haine, ou s’agit-il simplement d’un coup de communication ?
Lecture satirique
Il est ironique de voir des personnalités politiques, qui se présentent comme les champions de la diversité, se lever contre Kanye West tout en ayant parfois des discours ambigus sur d’autres sujets. La contradiction est flagrante : d’un côté, on prône l’inclusivité, et de l’autre, on se permet de choisir qui mérite d’être entendu. Cela ressemble à un jeu de chaises musicales où la morale est souvent laissée de côté.
Effet miroir international
La situation à Marseille fait écho à des dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis, où la liberté d’expression est souvent utilisée comme un prétexte pour légitimer des discours de haine. La question se pose : jusqu’où peut-on aller au nom de la liberté d’expression sans tomber dans la banalisation de l’horreur ?
À quoi s’attendre
Les réactions à cette décision pourraient être variées. D’un côté, on peut s’attendre à une montée de la résistance de la part des partisans de Kanye West, qui pourraient voir cela comme une atteinte à la liberté artistique. De l’autre, cette décision pourrait renforcer le mouvement antifasciste à Marseille, déjà bien ancré dans la culture locale.
Sources




