Dans le département du Var, la baisse des températures n’est pas sans conséquences sur certaines parcelles de vigne. Le gel a détruit certains bourgeons, malgré les mesures mises en place par les viticulteurs pour limiter les pertes.
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Des températures en dessous de zéro ces dernières nuits dans le département du Var, et voilà toute une profession sur le qui-vive.
Vignes au lendemain d’un épisode de gel.
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© MAXIME MEUNEVEAUX / FTV
À Cogolin, Pierre Audemard, vigneron au domaine de la Giscle, découvre avec consternation l’ampleur des dégâts : sur 52 hectares, cinq ont été touchés par le gel, la faute à des bourgeons éclos avec 20 jours d’avance, vulnérables à la chute du thermomètre.
Là, toutes les têtes ont gelé. On est quasiment à 100% de perte. On ne peut pas faire grand chose. Les prix des vins aujourd’hui font qu’il n’est pas possible de financer 600 chaufferettes ou des éoliennes qu’ils vendent à 100 000 euros dans nos parcelles en Provence. Budgétairement, ce n’est pas possible.
Pierre Audemard, vigneron au domaine de la Giscleà France 3 Côte d’Azur.
Ce viticulteur n’a pas d’assurance contre le gel. Ce qui sauvera sa saison, c’est d’avoir réparti ses parcelles sur 5 communes différentes qui ne sont pas affectées par la baisse des températures de la même façon.
Allumer de la paille pour créer un nuage de chaleur et préserver les vignes du gel.
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© MAXIME MEUNEVEAUX / FTV
Grégory Pavan fait partie des viticulteurs varois qui ont opté pour les grands moyens, grâce à une autorisation préfectorale exceptionnelle qui autorise de façon ponctuelle des brûlages assortis de conditions strictes.
A Figanières, ils sont plusieurs à avoir réparti des bottes de paille à la dernière minute, à chaque fois que le gel est annoncé.
En étant nombreux à allumer des bottes de paille, on va créer un brouillard très intense qui fait que la chaleur va rester au niveau du sol, donc on garde la chaleur au niveau des vignes.
Grégory Pavan, viticulteur à Figanièresà Chloé Bounameaux, FTV
Coût de l’opération chaque nuit : 500 euros.
Grégory Pavan l’affirme, il est viticulteur depuis 15 ans. « Cela ne fait que deux ans que je vois ces phénomènes, des hivers qui sont très chauds et un froid qui revient toujours fin mars début avril et qui nous pose des problèmes ».
La chambre d’agriculture du Var a donc réactivé une cellule de crise, d’autant que le risque de gel n’est pas terminé. Pour les viticulteurs concernés, il est conseillé de se faire recenser, de consulter les techniques d’urgence et de prendre contact avec les conseillers de cette cellule.
La baisse des températures peut se produire jusqu’à début mai avec les saints de glace des 11, 12 et 13 mai.
Gel dans le Var : Quand la vigne se fige sous les promesses des politiques
Des températures en chute libre et des bourgeons gelés : la viticulture varoise se retrouve dans une situation aussi glaciale que les nuits de mars.
Dans le département du Var, la baisse des températures n’est pas sans conséquences sur certaines parcelles de vigne. Le gel a détruit certains bourgeons, malgré les mesures mises en place par les viticulteurs pour limiter les pertes. Des nuits sous zéro, et voilà toute une profession sur le qui-vive, comme si l’hiver avait décidé de faire un retour surprise, après un printemps qui s’était cru en avance.
Ce qui se passe réellement
À Cogolin, Pierre Audemard, vigneron au domaine de la Giscle, découvre avec consternation l’ampleur des dégâts : sur 52 hectares, cinq ont été touchés par le gel, la faute à des bourgeons éclos avec 20 jours d’avance, vulnérables à la chute du thermomètre. « Là, toutes les têtes ont gelé. On est quasiment à 100% de perte », déclare-t-il, désabusé. Et pour couronner le tout, il n’a pas d’assurance contre le gel. Une situation qui fait réfléchir sur l’ironie du sort : les promesses de soutien des politiques face à des catastrophes naturelles se heurtent à la réalité du terrain.
Pourquoi cela dérange
La situation est d’autant plus absurde que les viticulteurs sont souvent laissés à eux-mêmes. Les prix des vins, en chute libre, rendent impossible le financement de solutions comme des chaufferettes à 600 euros pièce ou des éoliennes à 100 000 euros. En somme, les promesses de soutien se transforment en mirages, laissant les producteurs face à un gel impitoyable, sans filet de sécurité.
Ce que cela implique concrètement
Pour les viticulteurs, la répartition de leurs parcelles sur plusieurs communes est leur seule planche de salut. Mais cela ne suffit pas à masquer l’angoisse qui règne : la chambre d’agriculture du Var a réactivé une cellule de crise, mais le risque de gel n’est pas terminé. Les saints de glace, ces trois jours redoutés de mai, planent comme une épée de Damoclès au-dessus des vignes.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que les viticulteurs tentent de sauver leur production avec des méthodes artisanales comme l’allumage de bottes de paille pour créer un nuage de chaleur, les discours politiques sur la transition écologique résonnent comme une blague de mauvais goût. Comment peut-on parler de durabilité quand on doit brûler des ressources pour protéger ce qui reste ?
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les promesses de prospérité se heurtent à la réalité du terrain. Prenons l’exemple des États-Unis, où les agriculteurs font face à des catastrophes climatiques similaires, souvent sans le soutien adéquat de l’État. Les discours politiques sont souvent déconnectés des réalités vécues par ceux qui travaillent la terre.
À quoi s’attendre
Les projections sont sombres : avec des hivers de plus en plus chauds suivis de retours de froid inattendus, les viticulteurs varois pourraient bien se retrouver dans une spirale infernale. Si rien ne change, il est probable que la viticulture dans le Var, un pilier de l’économie locale, soit mise à mal.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

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