La présidente de l’Assemblée de la province Sud, Sonia Backès, à Nouméa, le 14 juillet 2024.

La présidente de la province Sud, en Nouvelle-Calédonie, Sonia Backès, a été relaxée des poursuites en diffamation engagées par le leader indépendantiste Christian Tein, a annoncé mercredi 1er avril le tribunal correctionnel de Paris.

La 17e chambre correctionnelle a estimé que les propos incriminés constituaient « un jugement de valeur, certes virulent et outrageant », mais ne relevaient pas de la diffamation. Christian Tein reprochait à Sonia Backès des propos tenus sur RTL le 3 septembre 2024, dans un entretien sur la situation en Nouvelle-Calédonie à la suite des émeutes meurtrières de mai. L’élue loyaliste y avait qualifié M. Tein de « chef des terroristes », après son élection à la tête du FLNKS, principal mouvement indépendantiste.

Le tribunal a considéré que cette expression ne visait pas « des actes de terrorisme qui auraient été perpétrés sur ordre de Christian Tein », mais relevait de « la polémique politique, visant notamment à discréditer son action » à la tête de la CCAT, cellule de coordination des actions de terrain, lors des émeutes. Les juges ont toutefois relevé que M. Tein avait « légitimement pu être heurté par l’utilisation de ce qualificatif », alors qu’« aucun acte de terrorisme ne lui a été reproché par l’institution judiciaire ».

Auprès de l’Agence France-Presse (AFP), Sonia Backès a salué « cette décision, qui rappelle que les responsables publics doivent pouvoir s’exprimer librement et avec clarté lorsqu’il s’agit de qualifier des situations engageant la sécurité des Calédoniens ».

Christian Tein avait été interpellé en juin 2024 et placé en détention provisoire à Mulhouse pour son rôle présumé dans les émeutes de mai. Elu président du FLNKS alors qu’il était incarcéré, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire en juillet 2025, avant de rentrer en Nouvelle-Calédonie en décembre, après la levée de cette mesure.

Le Monde avec AFP

Nouvelle-Calédonie : Sonia Backès, la chef des terroristes… qui ne l’est pas !

La présidente de la province Sud, Sonia Backès, relaxée pour avoir traité Christian Tein de « chef des terroristes » : un jugement qui soulève des questions sur la liberté d’expression et la politique locale.

Dans un monde où les mots semblent perdre leur sens, la présidente de la province Sud, Sonia Backès, a été relaxée des poursuites en diffamation par le tribunal correctionnel de Paris. Oui, vous avez bien lu, le tribunal a jugé que traiter un adversaire politique de « chef des terroristes » était un simple jugement de valeur, et non une diffamation. Qui aurait cru que la politique pouvait être si… flexible ?

Ce qui se passe réellement

Le 1er avril, le tribunal a tranché en faveur de Backès, qui avait qualifié Christian Tein, leader indépendantiste, de « chef des terroristes » lors d’un entretien sur RTL, après des émeutes meurtrières en mai 2024. La 17e chambre correctionnelle a estimé que ses propos, bien que « virulents et outrageants », ne relevaient pas de la diffamation. En gros, on peut dire n’importe quoi tant que c’est enrobé dans un discours politique. Quelle aubaine pour les politiciens en mal d’inspiration !

Pourquoi cela dérange

Cette décision soulève des incohérences flagrantes. D’un côté, on nous dit que la liberté d’expression est sacrée, mais de l’autre, on laisse passer des propos qui peuvent inciter à la haine. Backès a beau se défendre en affirmant que les responsables publics doivent s’exprimer librement, on peut légitimement se demander si cela ne crée pas un précédent dangereux pour le discours politique en Nouvelle-Calédonie.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : cette relaxe pourrait encourager d’autres responsables politiques à se lâcher dans leurs discours, au risque de polariser encore plus une société déjà divisée. Si traiter un adversaire de « terroriste » devient la norme, où s’arrêtera la dérive ?

Lecture satirique

Ironiquement, Backès, qui se présente comme la gardienne de l’ordre, semble oublier que ses mots peuvent avoir des conséquences. En qualifiant Tein de « chef des terroristes », elle ne fait que renforcer les clivages. C’est un peu comme si un pompier allumait un feu pour mieux se donner l’illusion de l’éteindre. Bravo, Sonia, la politique à son meilleur !

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les discours autoritaires qui fleurissent un peu partout dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les leaders politiques utilisent des termes similaires pour discréditer leurs opposants. Est-ce que la Nouvelle-Calédonie est en train de suivre cette triste tendance ?

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une escalade verbale dans le paysage politique calédonien. Les promesses de dialogue et de réconciliation risquent de se transformer en un véritable concours de provocations. Qui sera le prochain à sortir la carte du « terrorisme » pour faire taire ses détracteurs ?

Sources

Source : www.lemonde.fr

Nouvelle-Calédonie : Sonia Backès relaxée après avoir qualifié Christian Tein de « chef des terroristes »
Visuel — Source : www.lemonde.fr

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