
Macron défend les médecins algériens et critique une ligne dure avec Alger
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Lors d’une visite à l’hôpital de Lavelanet, en Ariège, le président français Emmanuel Macron a pris la défense des praticiens diplômés hors de l’Union Européenne, en majorité algériens, tout en critiquant ceux qui soutiennent une approche stricte envers l’Algérie. En réponse à des commentaires de Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et candidat à la présidentielle de 2027, qui avait déclaré que « le problème, ce ne sont pas les médecins algériens », Macron a affirmé : « Allez [le] dire à tous les mabouls qui nous expliquent qu’il faudrait se fâcher avec l’Algérie ». Il a également qualifié le système des praticiens à diplôme hors UE de « bordel » et de « folie ».
Retailleau, qui a récemment prôné une « ligne ferme » à l’égard d’Alger, a réagi en déclarant que le véritable enjeu réside dans les « OQTF » (obligations de quitter le territoire français) concernant des individus jugés dangereux et que le régime algérien refuse de reprendre.
Contexte factuel
Les médecins algériens représentent une part significative du corps médical en France. Selon l’Ordre national des médecins, au 1er janvier 2025, la France comptait 19 154 médecins diplômés hors UE, soit 8 % du total. Parmi eux, 36,2 % ont été formés en Algérie, ce qui équivaut à environ 6 800 praticiens, faisant de l’Algérie le premier pays d’origine des médecins étrangers en France.
Données ou statistiques
Leur présence est cruciale dans des spécialités médicales en tension telles que la médecine générale, la psychiatrie, l’anesthésie-réanimation, la pédiatrie et la gériatrie. Dans ce dernier domaine, un médecin sur trois est un ancien Padhue. Certains hôpitaux dans des zones sous-dotées fonctionnent avec jusqu’à 90 % de médecins étrangers.
Conséquence directe
La déclaration de Macron s’inscrit dans un contexte de rapprochement franco-algérien, avec plusieurs visites officielles récentes visant à renforcer les relations entre les deux pays, jugées essentielles sur les plans économique et stratégique.
Source : Courrier International.





