
Politique de l’eau en France : un appel à une gouvernance locale renforcée
Lydie Massard, candidate fédéraliste à l’élection présidentielle, a récemment exprimé des préoccupations sur la politique de l’eau en France. Elle souligne que cette ressource est cruciale pour l’agriculture, l’énergie et la vie en général, mais qu’elle est actuellement menacée par le changement climatique et la pollution. Selon l’Agence régionale de santé, 60 % de la population des Hauts-de-France consomme une eau qui ne respecte pas les normes de qualité concernant les pesticides.
La France a opté, il y a plus de 60 ans, pour une gouvernance de l’eau axée sur la démocratie locale. Les « parlements de l’eau », qui rassemblent des représentants des collectivités territoriales et des usagers, sont censés prendre des décisions par le dialogue. Cependant, Massard déplore que ces décisions soient souvent insuffisantes et parfois bloquées.
En Ille-et-Vilaine, un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) a été élaboré pour interdire certains pesticides autour des zones de captage. Malgré cela, le gouvernement central a freiné son application, favorisant les intérêts des lobbies chimiques au détriment de la santé publique. Massard souligne que l’agriculture biologique démontre qu’il est possible de produire sans pesticides de synthèse.
En Bretagne, l’État est critiqué pour sa lenteur à réguler les pratiques polluantes. Les agrandissements de porcheries et l’annulation d’arrêtés anti-pesticides par les préfets sont des exemples de cette situation. La loi Duplomb, adoptée par l’Assemblée nationale, a été imposée à des territoires qui l’avaient massivement rejetée, illustrant les limites d’un centralisme excessif.
Massard plaide pour une refonte de la République sur la base de l’autonomie des territoires, permettant ainsi une meilleure protection de la santé publique et une transition écologique efficace. Elle rappelle que l’objectif de 100 % de cours d’eau en bon état écologique d’ici 2027 est encore loin d’être atteint, avec moins de 50 % actuellement.
Pour réussir la transition écologique et garantir la santé de la population, il est essentiel de renforcer la démocratie territoriale et d’accélérer les actions en faveur de l’eau.
Source : Lydie Massard




