La proposition de loi Yadan, présentée par la députée Caroline Yadan, vise à renforcer la lutte contre l’antisémitisme en France. Initialement, le texte prévoyait l’instauration d’un délit de négation d’un État, punissant tout appel public à la destruction ou à la négation d’un État. Cependant, lors de son passage en commission en janvier 2026, cette disposition a été modifiée. Le texte final punit désormais tout appel public à détruire un État « reconnu par la France ». (fr.euronews.com)
Cette modification a suscité une vive controverse, notamment en raison de son impact potentiel sur la liberté d’expression et de son interprétation possible comme une restriction des critiques légitimes envers certains États. La pétition « Non à la loi Yadan », lancée en février 2026, a recueilli plus de 700 000 signatures, reflétant une mobilisation citoyenne significative contre le texte. (lcp.fr)
Malgré cette opposition, la proposition de loi a été examinée à l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril 2026. Les débats ont mis en lumière les tensions entre la nécessité de lutter contre l’antisémitisme et la préservation des libertés fondamentales. Le texte a été adopté en séance publique, malgré les réserves exprimées par certains députés et la société civile. (lcp.fr)
Cette évolution législative souligne les défis complexes auxquels la France est confrontée pour concilier la protection contre la haine et le respect des principes démocratiques.





