
Les infractions anti-LGBT + en légère hausse en 2025
Les infractions anti-LGBT + ont connu une augmentation de 2 % en France en 2025, d’après un rapport publié par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) mercredi dernier, à l’approche de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, célébrée le 17 mai.
En tout, 4 900 infractions ont été recensées l’année précédente par les forces de l’ordre, dont 3 200 crimes ou délits et 1 800 contraventions. Pour comparaison, 4 800 infractions avaient été enregistrées en 2024, comprenant 3 100 crimes ou délits et 1 800 contraventions, ce qui représente une hausse de 5 % par rapport à 2023.
En ce qui concerne la nature des infractions, les diffamations ou injures constituent 33 % des crimes ou délits anti-LGBT +, suivis par les atteintes physiques (23 %), les menaces (20 %) et les atteintes à caractère sexuel (9 %).
Peu de plaintes déposées
Bien que les infractions à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bi et trans aient augmenté, cette hausse est plus modérée par rapport aux moyennes annuelles de 13 % observées entre 2016 et 2024. Les faits sont principalement concentrés dans les grandes agglomérations, notamment à Paris.
Les victimes de ces actes sont majoritairement des hommes (plus de 70 %), souvent jeunes, avec 48 % d’entre eux ayant moins de 30 ans. De même, les auteurs des infractions sont principalement des hommes (83 %), dont plus de la moitié a également moins de 30 ans.
Malgré cette situation, le taux de dépôt de plainte reste « extrêmement faible », à environ 3 % parmi les victimes d’actes anti-LGBT +, selon une enquête distincte du SSMSI intitulée « Vécu et ressenti » en matière de sécurité.
Source : Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI)






