On veut (re)marcher sur la Lune : nouvel Eldorado ou trophée politique pour les États-Unis ?

On veut (re)marcher sur la Lune : nouvel Eldorado ou trophée politique pour les États-Unis ?

Les ambitions américaines de retourner sur la Lune suscitent de vives interrogations. Alors que la NASA annonce des projets ambitieux, des experts soulignent que les moyens financiers ne suivent pas. Selon l’astrophysicienne Yaël Nazé de l’Université de Liège, « dans les années 1960 aux États-Unis, malgré les changements d’administration, une ligne a été suivie, et un budget a été mis sur la table. À ce moment-là, 4% du budget fédéral américain était destiné à la NASA. Aujourd’hui, on est bien en dessous de 1%. » Elle ajoute que « faire des grosses annonces, mais derrière ne pas avoir les moyens, c’est bien gentil, mais ça ne va mener à rien. »

L’administration Trump a décidé de remplacer la station lunaire par une base, ce qui remet en question deux décennies de développement scientifique. Nazé note que « l’instabilité avec chaque administration qui vient briser les accords faits avant rend les choses très compliquées. »

Des mises en garde sont également lancées concernant les promesses de colonisation. « On vous vend la colonisation, mais la dernière mission financée, c’est celle où on pose le pied et on revient. Il ne faut pas se laisser avoir par la pub autour, c’est minimaliste pour le moment, » avertit Nazé.

Les connaissances actuelles concernant l’établissement d’une colonie sur la Lune restent limitées. Pour envisager une base véritablement autonome, il faudrait développer une biosphère capable de fonctionner en cycle fermé. Cependant, la seule expérience significative, Biosphère 2 aux États-Unis, a été un échec. Nazé conclut en affirmant qu’il reste encore beaucoup de développements technologiques et scientifiques à réaliser.

Source : RTBF.

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