VIDEO. Maladie de Parkinson : la pompe à apomorphine redonne espoir aux patients

Maladie de Parkinson : la pompe à apomorphine redonne espoir aux patients

Le tremblement est le symptôme le plus visible de la maladie de Parkinson. Cependant, cette pathologie complexe bouleverse profondément le quotidien des malades, comme en témoigne Marie-Rose Saint-Aimé, diagnostiquée il y a six ans. Pour atténuer ses symptômes, elle utilise une pompe à apomorphine, un dispositif qui délivre en continu un traitement à base de dopamine.

Marie-Rose explique : « C’est une pompe qui va délivrer sur 24 heures un certain nombre de millilitres d’apokinon. C’est un produit qui agit sur les tremblements. Si je ne vous dis rien, vous ne savez pas que j’ai la maladie de Parkinson. » Infirmière libérale, elle parvient aujourd’hui à mener une vie presque normale grâce à ce traitement, qui agit directement sur son cerveau.

Ce dispositif a été au cœur d’un colloque organisé au lycée Joseph Gaillard à Fort-de-France par l’association Parkinson France, visant à informer les patients et leurs proches sur les traitements existants. Cependant, la pompe à apomorphine ne concerne pas tous les malades. En Martinique, une proportion importante présente des formes atypiques de la maladie. Emeline Berthelot, neurologue libérale, précise : « En Martinique, les syndromes parkinsoniens sont souvent atypiques. En général, le traitement fonctionne peu ou pas très bien. Environ 30 à 40 % des patients pourraient potentiellement bénéficier d’une pompe. »

Pour les patients éligibles, ce traitement compense le manque de dopamine dans le cerveau. Emeline Berthelot ajoute : « Le produit est administré en sous-cutané et se fixe sur les neurones, imitant l’action de la dopamine manquante. Cela permet d’améliorer les symptômes tels que le tremblement, la lenteur des mouvements et la rigidité musculaire. »

En outre, la maladie de Parkinson touche de plus en plus de jeunes, parfois dès 40 ans. Face à cette réalité, la recherche continue d’avancer, explorant des pistes comme la greffe de cellules souches dans le cerveau, une approche encore expérimentale mais porteuse d’espoir pour de nombreux patients.

Source : La1ere.franceinfo.fr

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