
Une usine de transformation agroalimentaire prend forme à La Foa
À La Foa, la première unité de transformation agroalimentaire de Nouvelle-Calédonie, Maison Terra, commence à prendre forme. Le projet, porté par Chloé et Marie Lafleur, a vu sa première pierre posée le 28 avril. Avec un investissement de plus de 400 millions de francs, l’usine bénéficie d’une double défiscalisation nationale et locale, facilitant ainsi sa création.
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Un outil pour l’autonomie alimentaire
D’une superficie de 1 000 m², l’usine disposera d’un laboratoire de transformation, d’une chambre froide et d’un espace de stockage. Elle prévoit de traiter 300 tonnes de fruits, légumes et tubercules, avec une montée en charge progressive selon la demande. Les produits seront disponibles frais ou surgelés. À terme, Maison Terra ambitionne de produire des articles à plus forte valeur ajoutée, tels que des légumes précuits et des sauces, tout en visant des marchés au-delà de la Nouvelle-Calédonie, notamment en Polynésie française, Wallis-et-Futuna, ainsi qu’au Japon et en Corée du Sud.
Alternatives aux importations
Actuellement, 95 % des produits transformés consommés en Nouvelle-Calédonie sont importés. Maison Terra entend remédier à cette situation en établissant des partenariats avec les agriculteurs locaux. Chloé Lafleur souligne que ces contrats garantissent des volumes et des prix fixes, permettant une meilleure planification des cultures et réduisant les pertes liées aux produits non standardisés.
Le directeur de la Chambre d’agriculture et de la pêche, Guylain de Coudenhove, rappelle que la transformation peut également atténuer les effets de la saisonnalité des productions, permettant ainsi une mise sur le marché étalée.
Engagement envers les agriculteurs
L’usine prévoit d’acheter 400 tonnes de produits bruts, avec les premiers contrats signés récemment. Romain Veron, agriculteur à Ouatom, considère ce projet comme une opportunité. Il a signé un contrat pour la vente de dix tonnes d’ignames, avec un accord sur le volume et le prix, garantissant ainsi une rémunération prévisible.
Perspectives de marché
Les restaurateurs, tels que Newrest, se montrent également intéressés par ce projet, qui leur permettra d’augmenter l’utilisation de produits locaux dans leurs menus. En termes de compétitivité, les Lafleur affirment que leurs produits seront attractifs par rapport aux importations, visant à compléter l’offre existante sur le marché.
La fin des travaux est prévue pour octobre, avec un lancement des produits transformés prévu pour la fin de l’année, accessible aux Calédoniens et aux écoliers dès la rentrée prochaine.
Source : LNC



